‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 3)Chapitre 22 sur 107 · EU · texte numérisé non relu

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84 C. A. PEKELHARING ET W. € MENSONIDES,

III. Chien pesant 20,5 kilogrammes. Canule dans un vaisseau lymphatique de la patte droite postérieure.

anale De Température du pied.

10 minutes. Observations.

droit. | gauche.

1,51 gr. | 32°,4 | 24° Op | ST 0er UY0e LAROLS 080 Léa) 21700 9800

Sciatique droit mis à découvert et sectionné.

217 , cree ES à 1,42 , 32° 297:

1,46 , 31°,8 Sciatique droit tailladé avec des ciseaux.

55", 31°,6 1,45 , DA AD | | Vaisseau lymphatique de la.

| patte droite serré par une ligature; canule introduite dans un vaisseau lymphatique de la patte gauche.

0,41 , 22° 0,55 , 23° 8 056 , 24°,9 Sciatiqne gauche mis à découvert et sectionné.

0,35 , 26°,5 "à 0,56 , | 30° 0,23 , 28° Sciatique gauche tailladé.

0,97 , 30° | 1 Er Ps SES 30°,4

On voit que l’hypérémie active excitée dans la patte fut presque toujours suivie d’un renforcement du courant lymphatique. Dans l’expérience IIT, seulement, l'écoulement de la Iymphe reste à peu près le même, après que le nerf sciatique droit eut été, soit coupé, soit ultérieurement tailladé. Mais là aussi, comme l’apprit l'observation de la température entre les orteils, la tonicité des petites artères était déjà si faible avant la section du sciatique, que ni cette section, ni l’irritation mécanique du nerf ne pouvaient encore faire augmenter l’afflux du sang.

Dans cette même expérience, la section du sciatique gauche resta également sans influence nette sur l’excrétion de lalymphe, et en même temps la température n’éprouva qu’un accroissement de peu de durée, puis recommença bientôt à baisser. Mais lorsque, après que le nerf eut été tailladé, la température du pied s’éleva d’une manière durable, on constata aussi une importante augmentation de l’écoulement de Iÿmphe.

Comme les animaux avaient été assoupis, mais non para. lysés, des contractions musculaires étaient excitées dans la patte par la section du nerf et surtout par les entailles qu’on y pratiquait. On serait donc peut-être tenté de se demander si le renforcement observé dans le courant lymphatique ne doit pas être mis sur le compte de ces mouvements : actifs,

Mais on reconnaîtra qu’il ne saurait en être ainsi, en considérant que les contractions musculaires ne duraient que quelques secondes, tandis que le courant lymphatique resta augmenté pendant une demi-heure, et plus. Si ces contractions avaient une influence réellement capable d’altérer la valeur de Fexpérience, on aurait, dans l’expérience III, trouvé aussi dans la patte droite quelque chose de plus qu'un renforcement très passager du courant lymphatique.

Nos expériences prêtent toutefois, de même que celles de M. Emminghaus, à une objection d’autre nature. Lorsque la patte est pêtrie à la main, fût-ce chaque fois pendant un temps égal, le pétrissage n’a peut-être pas toujours lieu avec la même

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force et de la manière la plus efficace, et il se pourrait, par suite, qu'une augmentation d'écoulement fût observée, sans que le renforcement de l’afflux sanguin y eût eu la moiridre part. Si improbable qu’il semble, pour plus d’une raison, qu'une valeur réelle doive être attribuée à cette objection, noùs avons cru devoir, afin d'arriver sur ce point à une certitude complète, opérer le pétrissage de la patte de telle sorte que l’arbitraire et le hasard en fussent entièrement exclus.

A cet effet, l'expérience fut disposée de la manïère suivante. La patte du chien était introduite dans un cylindre creux/à double paroi. La paroï extérieure était en cuivre, l’intérieure était formée d’une forte toile plissée, imperméable et très peu extensible. Dans l'enveloppe en cuivre était soudé un tube métallique, par lequel l’espace annulaire compris entre la paroi de cuivre et la paroï de toile pouvait être mis en communication avec un second tube métallique, conduisant à un robinet. Ce robinet était en outre relié, d’une part au tuyau -de la conduite d’eau, d’autre part à un tube que se rendait dans un puits et qui, une fois rempli, pouvait fonctionner comme siphon. Le robinet était percé de deux ouvertures, perpendiculaires l’une à l’autre et se rencontrant dans l’axe du robinet. Il en résultait que l’espace annulaire du cylindre pouvait, suivant la position du robinet, être mis en communication avec la conduite d’eau, ou avec le siphon. Dans le prémier cas , l’espace annulaire s’emplissait d’eau sous la haute pression de la conduite; la toile imperméable se déplissait et la cavité du cylindre, dans laquelle se trouvait la patte du chien, était très notablement rétrécie. La toile ne subissant pas d'extension, mais étant simplement déplissée, la pression de l’eau afluente se transmettait immédiatement à la patte. Le robinet étant ensuite tourné dans sa seconde position, l’eau, aspirée par le siphon, s’écoulait aussitôt de l’appareil, et en quelques secondes la patte était ramenée sous la pression atmosphérique. La manœuvre du robinet était exécutée par un moteur à eau, au moyen d’une disposition assez simplé, dont nous ne décrirons pas les détails.

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