III. TRITON CRISTATUS
Les Amphibiens urodèles m'offraient, dans la famille des Tritonidés, d'excellents sujets d'étude. Bien qu’en Hollande la petite salamandre aquatique (Triton taeniatus) soit facile à obtenir et se rencontre en général beaucoup plus fréquemment que la salamandre aquatique ordinaire (Triton cristatus), c'est exclusivement de cette dernière que je me suis servi, à cause de la grosseur de son bulbe oculaire, qui rendait facile l’extraction de lambeaux de rétine.
De même que les grenouilles, les tritons furent exposés, dans un flacon ouvert et contenant un peu d’eau, aux influences de la lumière et de l’obscurité.
Mon attention s’est portée principalement sur la partie épithéliale du feuillet interne de la vésicule oculaire secondaire, partie comprenant la couche granuleuse externe, la membrane limitante externe et la couche des cônes et bâtonnets.
Même dans les rétines qui ont été soumises longtemps à la vive clarté du jour, l’épithélium pigmenté adhère trop faiblement pour qu’il soit possible d’obtenir de bonnes coupes transversales de l’ensemble, telles que je les aurais désirées.
Pendant qu’on hache avec le rasoir, les fils protoplasmiques rompent aisément à la base des cellules pigmentées. Dans ces fils rompus, engagés entre les cônes et les bâtonnets, il reste, quand on a opéré sur la rétine d’un triton exposé à la lumière, de petites aiguilles de pigment; mais jamais, même sous l’action prolongée de la lumière diffuse la ;plus vive, je n’ai vu le pigment atteindre la membrane limitante externe.
Mes figures représentent donc des coupes en profil de la couche épithéliale sans l’épithélium pigmenté. De celui-ci, il ne sera pas question dans ce qui va suivre.
A. Rétine du triton à l’obscurité.
(Voir: PI. VII, Fig. E)
Après que les animaux ont été conservés, comme les grenouilles, pendant au moins 4 heures dans l’obscurité absolue, les bulbes sont rapidement enlevés de la manière ordinaire à la flamme du sodium, puis déposés dans la solution de HNO,, où ils restent environ un jour. Une section équatoriale ayant alors été pratiquée sous la solution physiologique de sel marin, on détache de la moitié postérieure du bulbe, au moyen de ciseaux, de petits segments de rétine. La couche épithéliale, vue du côté choroïdien, apparaît totalement dépourvue de pigment et colorée en jaune citron (jaune rétinien). En tailladant avec le rasoir, on obtient quantité de bonnes coupes transversales et d'éléments isolés en tout ou
| en partie, qui, conservés dans la glycérine, conviennent par-
faitement pour l’examen microscopique, à grossissement faible ou fort.
Ces éléments ont été fréquemment étudiés, mais toujours chez l’animal resté exposé à la lumière,
ninetercinè pe ete ie-ñnt does 2 mére tot mA doter tn