‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 3)Chapitre 69 sur 107 · AR PRE ETS PAROI NT EN LEE · texte numérisé non relu

AR PRE ETS PAROI NT EN LEE

ee) DÉS TX) RÉTRNS

354 A. G. H. VAN GENDEREN STORT.

Avant d'aborder la description des différences d’état de la rétine, suivant que l'oiseau avait été maintenu dans l'obscurité ou était resté exposé à la lumière, j'ai dû, vu l’imperfection de nos connaissances quant à la structure histologique de la rétine du pigeon, me livrer à une étude particulière de celle-ci, en tenant compte de ce qu’en avaient déjà dit les auteurs antérieurs. ü

La rétine du pigeon mesure, dans son méridien vertical comme dans son méridien horizontal, environ 20 millimètres. Ces deux méridiens partagent la rétine en 4 quadrants. Au point de croisement (pôle postérieur de l’œil) se trouve la fovea. Le quadrant postérieur-supérieur, où temporal supérieur, est occupé presque en entier par le champ rouge; il n’y a qu’un petit segment de ce champ qui fasse partie du quadrant antérieur-supérieur ou nasal supérieur. |

Le champ rouge est de forme à peu près circulaire, ou bien de forme plus ou moins elliptique, à grand axe placé horizontalement ; il mesure de 9 à 10 mm. dans le méridien horizontal, de 7,5 à 8,5 mm. dans le méridien vertical.

Dans le quadrant temporal inférieur de la rétine se voit le peigne, plissé en éventail, qui commence un peuau-dessous et en arrière de la fovea, se dirige vers le bas et un peu en avant, et se termine près de la périphérie.

Devant et derrière le peigne s’étend le champ jaune; en-. viron les ? de la rétine sont donc occupés par ce champ jaune, + par le champ rouge. |

La fovea, située dans le champ jaune, se présente sous la forme d’une fossette relativement peu profonde, à bord relevé. - Je vais maintenant décrire successivement les éléments de la rétine, tels qu’on les rencontre dans chacun des deux champs et dans la fovea.

Le champ jaune (voir PL VIII Fig. B et E}), vu, après w enlèvement de la couche pigmentée, du côté choroïdien, est

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surtout reconnaissable à sa couleur jaune lorsque la rétine

du pigeon à l'obscurité a été durcie dans l'acide nitrique faible, parce qu’au vert jaunâtre d’un grand nombre de boules de graisse s’ajoute alors le jaune résultant de la transformation, sous l'influence de l’acide, du rouge des segments externes des bâtonnets.

Ce champ contient:

1. Des cônes simples, dont on distingue trois espèces, savoir, par ordre de longueur:

a. cônes à boules petites et vertes (diamètre des boules — 1,7 u) (Fig. B.b et E.c);

b. cônes à boules rouges (diamètre des boules = 2,9 w à 3,9 u) (Fig. B.c et Ed); ce. cônes à boules oranges (diamètre des boules = 2,3 w 2,9 u) (Fig. B.d et E.e).

Les segments externes de ces cônes simples sont longs et minces, filiformes; ils se rompent aisément. Leur longueur

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est considérable et ne le cède pas à celle des segments internes, qui sont beaucoup plus gros et à structure très complexe. :

Ces segments internes reposent, en forme de cônes renversés, sur la membrane limitante externe. On y distingue nettement la partie dite ellipsoïde optique, qui à son extrémité périphérique contient la boule de graisse si diversement

colorée, et une partie protoplasmique, le myoïde de M. En-

gelmann. Celui-ci est la partie la plus longue et la plus cen- .

trale du segment interne; il se continue, à travers la limitante externe, jusque dans le grain correspondant de la couche granuleuse externe; sous l’influence de la lumière, il se raccourcit et s’épaissit.

L’ellipsoïde optique a la forme d’un cylindre à extrémités arrondies. Il ne subit aucun changement dans sa forme. Sa partie périphérique est entièrement occupée par la boule de graisse; seule, une mince couche de protoplasma, à laquelle est uni le segment externe, enveloppe cette boule, dont le diamètre égale à peu près la largeur du cylindre.

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