IV. CoLUMBA LIvIA
Après avoir constaté chez des animaux à sang froid la contraction des cônes rétiniens sous l'influence de la lumière, J'étais naturellement conduit à chercher dans quelle mesure ce phénomène se produisait aussi chez les animaux à sang chaud. ;
Pour cette recherche, je choisis les pigeons, et de préférenee les pigeons à iris de couleur claire. Chez ceux-ci, en effet, les cellules de l’épithélium ne contiennent qu’un pigment peu abondant et de coloration peu foncée, ec qui rend plus facile à observer, sur des coupes en profil, la position que ce pigment occupe à la suite de l’action de la lumière ou de l’obscurité. Certaines variétés de pigeons domestiques, appelées culbutants par les amateurs, répondent à ces conditions.
À l'instar de ce qui a été fait pour les grenouilles, nous ” emploierons les expressions ,pigeons à la lumière” et ,pigeons . à l’obscurité”, pour désigner des pigeons ayant respectivement séjourné quelques heures à la lumière ou dans l’obs- À curité absolue. |
La boîte qui avait servi à renfermer les grenouilles put. | être employée au même usage pour les pigeons. Chez le pigeon
à l'obscurité, les bulbes furent de nouveau extirpés à la lumière d’une flamme de Na; chez le pigeon à la lumière, l’opération s’exécutait à la clarté du jour. Le durcissement fut effectué dans une solution d’acide nitrique à 3,5 % (environ 50 cm. c. pour chaque œil); la section équatoriale’ et le lavage eurent lieu dans une solution de sel marin à 0,45 °/. Par deux coups de ciseaux, en avant et en arrière du peigne, la rétine devenait libre, et l’on pouvait alors aisément l’isoler et ja faire nager dans la solution de sel. Il importe que le lavage l’ait bien débarrassée de l’acide; la décoloration des boules colorées, ainsi que des gouttelettes pigmentaires contenues dans le segment interne de certains cônes, est alors beaucoup retardée. |
Comme la rétine du pigeon présente trois parties qui, surtout en ce qui concerne les éléments de la couche des cônes et bâtonnets, diffèrent considérablement entre elles, il était nécessaire de décrire séparément chacune de ces parties et de chercher comment elles se comportent sous l’influence de la lumière et de l’obscurité. ÿ |
A cet effet, on prit de petits segments de rétine dans le champ rouge, d’autres dans le champ jaune, en avant et en arrière du peigne, et enfin un petit segment, d'environ 1 mm. carré, qui comprenait la fovea. Ces segments furent étalés (le côté choroïdien en dessus) sur la lame porte-objet, dans quelques gouttes de la solution de sel, puis hachées avec un rasoir bien affilé, après enlèvement complet de l’humeur vitrée.
On obtint ainsi de superbes coupes en profil, surtout du champ rouge; parfois, en effet, le durcissement des cônes, si abondants dans cette partie, ne laissait absolument rien à désirer.
Après addition d’un peu de glycérine pure et recouvrement par une lamelle de verre, les coupes étaient prêtes pour l’examen microscopique. Celui-ci eut lieu avec le système homogène à immersion de Zeiss :,, oculaire 2, et avec le système Zeiss F, oculaire 2.
Re RS TT US GTS DS RS Sc LCR DÉC LE, ce
TS RS TS dre GR pe de a reg” 2e age up de pee Mer que
eu mu La
IE