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lumière et de la couleur !), n’a pas non plus accordé une attention particulière à cette fovea. k
M. Waelchli ?), par contre, vit distinctement la tétur y observa une mosaïque différente de celle des autres parties de la rétine et y trouva, à surface égale, le maximum absolu du nombre des boules; parmi celles-ci, les boules vert-jaunâtre fournissaient le contingent de beaucoup le plus important. M. Waelchli a donné de bonnes figures de cette mosaïque des boules. |
Mes préparations à l’acide nitrique montraient avec toute évidence une fovea peu profonde, à bord légèrement saiïllant, et du côté choroïdien, après enlèvement du pigment, un point (petit champ) rouge. À un grossissement faible, on voit que cette coloration résulte d’une forte augmentation du nombre des boules rouges appartenant à des cônes simples; vers la périphérie, toutefois, ce nombre décroît peu à peu, et l’on passe ainsi à la mosaïque du champ jaune, où les boules rouges sont placées à une plus grande distance les unes des autres. :
Une coupe sagittale de la fovea fit connaître que 5hès le pigeon, contrairement à ce que M. Max Schultze avait trouvé chez l’homme, aucune des couches ne disparaît dans cette partie de la rétine. La fovea avait très peu de profondeur. La saillie marginale était due surtout à la multiplication des cellules ganglionnaires et des grains des couches granuleuses interne et externe.
Dans la fovea on rencontre:
1. Des cônes simples, de trois espèces, savoir, par ordre de longueur :
a. cônes à boules petites et vertes (diamètre des boules — =
7u) (Fig. Cb et Fb);
1) Talma, Over licht- en kleurperceptie, dans Onderz. Physiol. Lab, der Utrechtsche Hoogeschool, 3e sér., II, 1873, p. 259.
2) Dr. G. Waelchli, Zur Topographie der gefürbten Kugeln in der Vogelnetzhaut, dans Onderz. Ph. Lab. Utrecht, T. VIII, 1883, p. 127.
b. cônes à boules rouges (diamètre des boules — 2,6 à 2,7 u) (Fig. Ce et Fe);
c. Cônes à boules oranges (diamètre des boules — 2, 3 à 2,6 uw) (Fig. C. d. et F. a.).
2. Des cônes jumeaux, d’une seule espèce; le cône principal renferme une grosse boule verte, d’un diamètre = 2,3 u. (Fig. C. a et F. a.).
La fovea contient donc les mêmes éléments que le champ jaune, à l'exception des bâtonnels, qui y manquent totalement.
Cette absence des bâtonnets est surtout facile à constater sur une coupe menée, chez le pigeon à l’obscurité, à travers la fovea et les parties contiguës (champ jaune), parties dans lesquelles les bâtonnets ont alors subi un énorme changement de forme et semblent, en quelque sorte, avoir été insufflés.
Les cônes simples et les cônes jumeaux sont de même forme, mais de proportions notablement plus fines, que ceux du champ jaune. Ce dernier fait est en rapport avec leur extrême abondance dans la fovea; on les y voit entassés et serrés les uns contre les autres, affectant les mêmes dispositions mutuelles que dans le champ jaune, sauf que les cônes à petites boules vertes frappent par leur grand nombre.
Comme l’a établi M. Waelchi, c’est dans la fovea que, pour |
une même étendue, les cônes atteignent leur maximum numérique. Ils y sont, contrairement à ce qui a lieu dans la fovea de l’homme (Max Schultze), plus courts et plus grêles que dans toutes les autres parties de la rétine. Le cône secondaire y contient aussi, de même que dans les champs rouge et jaune, du pigment brun-rougeâtre, tandis que dans le segment interne du cône simple à boule rouge, et surtout dans l’ellipsoïde optique, on observe quelques rares gouttelettes pigmen- taires rouges. La présence de celles-ci n’est toutefois pas constante. À mesure que, partant du centre de la fovea, on se rapproche de la périphérie, les éléments deviennent plus longs et plus gros, et des bâtonnets commencent à s’y joindre.
Le Champ rouge (Voir: PI. VIII Fig. A. et D.). était
déjà connu de Henri Müller. M. Max Schultze et M. Waelchli . donnèrent le dessin de sa mosaïque, mais aucune figure de coupe ‘en profil n’avait encore été publiée.
Il est bien reconnaissable à la couleur rouge des cônes — si nombreux dans ce champ — à boules de graisse rouges et oranges, couleur à laquelle s’ajoute celle du pigment rouge et brun-rougeâtre des segments internes des cônes simples et des cônes secondaires. ‘
Le champ rouge est riche en cônes simples, tandis que les bâtonnets et les cônes jumeaux n’y sont représentés que parcimonieusement. Je doute même qu’il existe des bâtonnets dans sa partie centrale: mes nombreuses coupes en profil du milieu du champ rouge d’un pigeon à l’obscurité n’en présentaient pas un seul
M. Waelchli, opérant sur des préparations parallèles à la surface de la rétine, a déterminé, au moyen du micromètre et de la vis micrométrique, le rapport mutuel des différentes . boules colorées du champ rouge. Voici ce qu’il dit de re distribution en profondeur (/.c., p. 143):
, Dans le champ rouge, la distribution en profondeur varie ,notablement. C’est ainsi que chez le pigeon, par exemple, ,nous avons, à partir du dehors, une couche de boules oranges ; ,vient ensuite, plus en dedans, à une distance de 2,6 u (moyenne ,de 6 mesures), la couche des boules rouges; puis, à une ,distance de 0,6 “, une seconde couche de boules oranges ; enfin, à une distance de 0,44, de petites boules verdâtres forment la couche la plus interne des boules colorées.”
Sur mes coupes en profil j'ai retrouvé, superposées l’une à « l’autre, ces 4 rangées de boules des cônes simples: d’abord, en commençant du côté choroïdien, une couche de petites boules oranges (diamètre des boules — 2,3 u), puis, Successivement, de grosses boules rouges (diam. = 3,7 u à 4 u), de grosses boules oranges (diam. = 3,5 u) et de petites boules vert-jaunâtre (diam. — 2,3 u). Pour la distance, toutefois, des grosses boules. rouges de la deuxième couche aux grosses boules oranges.
de la troisième, j'ai constamment trouvé une valeur plus grande que celle indiquée par M. Waelchli.
Les deux premières rangées sont très rapprochées l’une de l’autre; vient ensuite, entre la seconde et la troisième rangée, un écartement beaucoup plus considérable, enfin, la troisième et la quatrième rangée sont de nouveau voisines, comme la première et la seconde.
Cette différence ressortira, tant pour le pigeon à l’obscurité que pour le pigeon à la lumière, des tableaux qui seront donnés plus loin. M. Waelchli n’a pas non plus distingué suffisamment les deux couches des boules oranges, dont l’extérieure est à boules beaucoup plus petites.
En résumé, nous trouvons dans le champ rouge:
1. Des cônes simples, qui sont beaucoup plus grands que les cônes simples du champ jaune et, en outre, plus rapprochés les uns des autres. Par ordre de grandeur, en commençant par les plus longs, on y distingue:
a. cônes à petites boules oranges (Fig. A.a et Da),
b. cônes à grosses boules rouges (Fig. A.b et D.b),
c. cônes à grosses boules oranges (Fig. A.c et D.c), un peu
plus petites toutefois que les grosses boules rouges;
d. cônes à petites boules vert-jaunâtre, relativement peu nombreux (Fig. A.d et D.d).
Sous le rapport de la structure, tant de leur segment interne que de leur segment externe, ces cônes ressemblent aux cônes simples du champ jaune et de la fovea.
Dans le champ rouge, toutefois, les cônes à grosses boules rouges ont ceci de particulier que leur segment interne contient, jusqu’à la membrane limitante, de petites granulations de pigment rouge, accumulées surtout dans la moitié supérieure, l’ellipsoïde optique. Elles existent même dans la mince À couche protoplasmique qui enveloppe la boule rouge et qui réalise l’union des segments interne et externe. Dans les autres cônes ce pigment fait entièrement défaut: leur protoplasma est incolore. |
QU 4. A. G. H. VAN GENDÉRÉN STORT.
On trouve ensuite, dans le champ rouge: