‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 3)Chapitre 73 sur 107 · Des cônes jumeaux, de deux espèces · texte numérisé non relu

Des cônes jumeaux, de deux espèces

a. cônes Jumeaux dont le cône principal renferme une boule | orange (Fig. A.e, D.e et D), ‘

b. cônes jumeaux dont le cône principal renferme une petite boule vert clair ou presque incolore.

L’une de ces espèces, savoir, le cône jumeau à boule orange, est une formation que nous n avons rencontrée ni dans le champ jaune, ni dans la fovea.

Les deux espèces consistent chacune en un cône principal et un cône secondaire, mais elles sont beaucoup moins développées que les cônes doubles du champ jaune. Elles offrent aussi la particularité que la boule de graisse des cônes principaux se divise aisément en plusieurs boules plus petites, tandis que le pigment brun-rougeâtre du cône secondaire conflue volontiers en une gouttelette pigmentaire. L'espèce a surtout se prête bien à l’observation de ce fait.

L'espèce b, de formes très déliées, est difficile à étudier.

3. Bâtonnets. Nuls ou du moins très clair-semés au centre du champ rouge, ils deviennent de plus en plus nombreux vers la périphérie. Ces bâtonnets sont constitués comme ceux du champ jaune, mais, vers les parties centrales du champ rouge, ils sont développés moins vigoureusement.

Le passage du champ rouge au champ jaune, assez tranché pour l'œil: nu, se fait pourtant, comme le montre l’observation microscopique, d’une manière graduelle. Le nombre des bâtonnets augmente de plus en plus. Les cônes à boule rouge et orange s’écartent davantage, se raréfient et deviennent plus courts, tandis que les cônes à boule ne prennent le dessus. Se segments internes des cônes à à boule rouge perdent peu à peu leur pigment rouge granuleux:

D’après l’énumération qui vient d’être faite des éléments. anatomiques de la rétine du pigeon, il y a, dans cette rétine, deux endroits qui méritent spécialement l’attention du physio-.

logiste, par la circonstance qu’on n’y voit, presque exclusivement, que des cônes. Ces endroits sont la fovea et le centre du champ rouge.

A l'inverse de ce que montre la fovea de l’homme, nous

trouvons dans la fossette du pigeon les cônes les plus courts, mais, ici encore, ils sont le plus déliés et en nombre relatif le plus grand; dans le champ rouge se rencontrent les cônes les plus longs et les plus gros.

Ce champ rouge, et en particulier son centre, ne pourrait-il être considéré comme un second point de vision distincte, comme une seconde fovea ?

La petite fovea proprement dite, située au pôle postérieur de l’œil, se prête admirablement, par ses éléments coniques nombreux et fins, à la vision monoculaire distincte et nette,

Qu'on suive les allures d’un pigeon courant decà et delà sur le sol, et l’on verra comment, au moindre mouvement du spectateur, l’oiseau tourne un instant la tête et le fixe monoculairement, d’un œil intelligent.

Tout autres sont ses façons quand il cherche à terre sa nourriture, par exemple des graines. Il les picore allègrement et prestement, sans détourner la tête, et il ne lui arrivera guère de prendre un petit caillou pour un grain de blé. A raison de cette manière de quêter, l’image de la graine ne saurait se former au pôle oculaire postérieur (sur la fovea), mais elle doit tomber dans le quadrant temporal supérieur de la rétine; or, là se trouve la majeure partie du champ rouge et notamment son centre, presque exclusivement composé de cônes.

La situation des champs rouges — ainsi s’exprimait M. Donders, le 28 mars 1885, devant l’Académie royale des Sciences — montre qu'ils coopèrent pour la vision binoculaire des objets placés à proximité, dans le plan médian, vers le bas et en avant, c’est-à-dire là où l’oiseau ramasse sa nourriture.

Il faut ajouter que les pupilles des pigeons sont toujours déviées excentriquement, en avant et vers le bas. Tous mes

DE Sune> 2 Be ga APT EE

PCT EE

ee

Remise RE PS

LR EE

AS Ce ATP Pal Par Be het

SE

us ss = Ds es

Page 1