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bulbes durcis présentaient cette déviation. Le peigne, par sa situation, est éminemment propre à Intercepter la lumière diffuse et à seconder la pupille. Ne serait-ce pas là l’utilité de cet organe?

A. Rétine du pigeon à l’obscurité.

Lorsque la rétine, après durcissement dans l’acide nitrique faible (la solution doit contenir 3,5% HNO,), a été isolée de la manière connue, on voit que le pigment, ou bien s’est détaché sur d’assez grandes étendues, ou bien est facile à enlever par lambeaux.

La rétine offre alors dans le champ jaune une coloration jaune foncé, due au ,jaune rétinien” des nombreux bâtonnets que ce champ renferme.

D’après les considérations ci-dessus exposées, je crois donc devoir révoquer en doute que le rouge des bâtonnets manquerait chez le pigeon, comme le dit M. Kühne dans le Handbuch der Physiologie de Hermann, . IIT, 1e partie, p. 263.

Une coupe en profil du champ jaune d’un pigeon à lobscurité (Voir: Pl VIII Fig. B.) présente l’image suivante. Les segments internes, renflés, des nombreux bâtonnets sont placés presque au même niveau, tandis que les segments externes, caractérisés par leur couleur jaune, sont profondément enfoncés dans le pigment; celui-ci n’est pas entièrement retiré vers les bases des cellules, mais sa masse principale se trouve encore dans les fils protoplasmiques, accumulée, toutefois, en direction centrifuge.

Ce retrait du pigment a laissé à découvert les segments internes de tous les cônes, tant simples que jumeaux, et l’on remarque que les boules les plus rapprochées de la membrane limitante externe sont les boules oranges, à côté desquelles, presque sur le même plan, se voient les boules rouges: Viennent ensuite, en dehors, les boules vertes, dont les petites appartiennent à des cônes simples, les grosses aux cônes prin-. cipaux des cônes jumeaux. Ces grosses boules vertes, situées.

peu près au même niveau, sont les plus voisines de la périphérie, Les cônes secondaires, longs et minces, se reconnaissent à leur pigment brun-rougeûtre.

Considère-t-on maintenant, chez le pigeon à l’obscurité, les divers éléments du champ jaune, ceux qui frappent le plus sont les bétonnets (Fig. Be—Bh), avec leurs gros segments internes. Ces segments sont comme gonflés. On y trouve une partie moins réfringente, qui peut devenir dure et en forme de barillet. Elle paraît consister en une cavité remplie de liquide et entourée d’une couche de protoplasma faisant fonction de paroi. Maintes fois, en effet, j'ai vu manquer à cette paroi des segments, que je suppose en avoir été enlevés par le tranchant du couteau. (Fig. B. g).

La longueur et la largeur de ce segment interne varient; à mesure que la largeur augmente, la longueur est moindre. Là où le segment interne est plus serré par les éléments qui l'entourent, comme il l’est entre autres dans le champ rouge par les nombreux cônes simples, la forme en baril se rapproche, par l'effet de la compression, de la forme cylindrique, de sorte que la largeur devient alors plus petite, la re plus grande.

Jes segments externes des bâtonnets sont de longs et minces cylindres homogènes, à extrémités arrondies; sur les coupes fraîches, 1ls sont colorés en jaune par le ,jaune rétinien” cette coloration ne tarde pas à disparaître, aussi bien à l’obscu- rité qu’à la lumière.

Les cônes jumeaux (Fig. B.a.), aussi nombreux dans le champ Jaune que les bâtonnets, sont composés d’un cône principal et d’un cône secondaire.

Le cône principal offre les mêmes caractères que le cône

ellipsoïde optique, qui renferme une boule verte: cette boule

verte est grosse et se trouve placée, relativement aux boules

des cônes simples, le plus près de la périphérie. Elle paraît

se diviser facilement en boules plus petites. Le myoïde du 23*

simple ordinaire. Son segment interne possède également un

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cône principal est, chez le pigeon à l’obscurité, long et mince. Le segment externe n’affecte pas la forme cylindrique, mais la forme conique; il est plus court que les SORT externes cylindriques des cônes simples.

Le cône secondaire est long et en forme de fuseau. A l’une de ses extrémités, ce fuseau, intimement uni au myoïde du cône principal, est implanté par une base étroite sur la membrane limitante externe; de l’autre côté, il se continue avec le segment externe, conique, et près de cette limite il contient, comme nous l'avons déjà vu, une multitude de gouttelettes pigmentaires brun-rougeâtre, grâce auxquelles le cône secon:daire est facile à reconnaître dans le champ jaune.

Les trois sortes de cônes simples (Fig. B:b.—B.d.), savoir, les cônes à boules rouges, à boules oranges et à petites boules vertes, ont un myoïde long et mince et un ellipsoïde optique incolore, dans lequel est incluse la boule. Leurs Mr 4 externes sont longs et filiformes.

Une coupe en profil menée par la fovea (Voir PI. VIIT, Fig. C.) nous montre, en cas de retrait maximum du pigment, les nombreuses petites boules, rouges, oranges, mais surtout vertes, des cônes. Dans l’exposé anatomique préliminaire, nous avons déjà dit que la fovea contient les mêmes éléments que le champ jaune, à l’exception des bâtonnets. Actuellement, quand la coupe passe par la zone de passage du champ jaune à la fovea, elle met clairement en évidence, grâce au gonflement des segments internes des bâtonnets, comment ces bâtonnets font peu à peu place à de nombreux et fins éléments coniques, pour disparaître complètement dans la fovea même.

Des nombreuses boules vertes, les plus grosses, qui appartiennent aux cônes principaux des cônes jumeaux, (Fig. C.a.), sont situées, de même que dans le champ jaune, le plus près . de la périphérie; viennent ensuite, intérieurement, une mul-. titude de petites boules vertes (Fig. C.e.), qui correspondent aux cônes simples. Les boules rouges et les boules oranges (Fig. C.ce. et C.d.) occupent la position la plus centrale et sont

ordinairement accouplées deux à deux. Les segments externes des cônes ne sont visibles que pour une faible part; la majeure partie est cachée par les filaments protoplasmiques, où le pigment se trouve encore fortement accumulé, tout comme dans le champ jaune. Pour ce qui concerne les éléments particuliers de la fovea, savoir les cônes jumeaux et les cônes simples, ils se comportent à tous égards, chez le pigeon à l'obscurité, comme ceux du champ jaune, déjà décrits ci-dessus. | |

Dans une coupe en profil traversant le centre du champ rouge (Voir PI. VIII, Fig. A.), l'attention est attirée par les segments internes, pigmentés de rouge, des cônes à boules rouges (Fig. A.b.), lesquels segments sont situés au même niveau, à des distances mutuelles sensiblement égales. On voit nettement surtout que le pigment abonde spécialement dans leur partie supérieure, celle où se trouve l’ellipsoïde optique, et que dans le myoïde les gouttelettes pigmentaires rouges ne s’avancent jamais au-delà de la membrane limitante externe. Le myoïde est en connexion avec le grain du cône, : grain plus ou moins profondément caché dans la couche granuleuse externe. C’est ce qu'on peut observer sur des éléments isolés. En comparaison de l’ellipsoïde optique, le myoïde est. long et mince, surtout dans sa partie centrale, près de la membrane limitante externe.

La grosse boule rouge foncé, incluse dans la partie périphérique de l’ellipsoïde optique, peut avoir jusqu’à 4 « en diamètre ; c'est la plus volumineuse des boules de graisse que nous offre la rétine. Viennent ensuite, par ordre de grandeur, les grosses boules oranges, puis les petites boules oranges et vert-jaunâtre

(Fig. A.c., A.a. et A.d.); ces dernières sont de nuances diverses, quelquefois presque incolores, et elles varient aussi en grandeur.

Sous le rapport de la longueur, les différentes variétés de ces cônes simples, variétés qu’on rencontre constamment dans toute l’étendue du champ rouge, se classent de la manière suivante, en commençant par les plus longs: 1° cônes à

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petite boule orange, 2°. c. à grosse boule rouge, 3°. c. à grosse boule orange, 4°. c. à boule vert-jaunâtre. |

Les coupes en profil passant par la périphérie du champ rouge donnent une image toute différente. Au centre de ce champ les bâtonnets étaient extrêmement rares, à ce point même qu’ils paraissaient y manquer; vers la périphérie, ils deviennent de plus en plus nombreux. Cela est aisément reconnaissable, chez le pigeon maintenu dans l’obscurité, par suite de l’épaisseur du segment interne des bâtonnets, qui est comme gonflé.

Les cônes jumeaux (Fig. A.c.) sont répandus dans toute l'étendue du champ rouge, mais assez parcimonieusement, Leur cône principal contient un ellipsoïde optique, qui renferme soit une ou plusieurs boules oranges (c’est le cas pour les cônes jumeaux de la grande espèce), soit une ou plusieurs petites boules vertes ou incolores. Les cônes secondaires sont minces et fusiformes ; ils contiennent ordinairement du pigment brun-rougeâtre, qui parfois conflue en une petite boule. (PI. VIII, Fig. D.e.). |

En ce qui concerne les segments externes des cônes simples, ils peuvent être regardés, sous le rapport de la forme, comme de longs et minces cylindres, dont la longueur est diffcile à déterminer, vu qu'ils sont très sujets à se rompre. Ils sont enveloppés par les fils protoplasmiques des cellules de l’épithélium, fils qui contiennent encore beaucoup de petites aiguilles pigmentaires. Le pigment, déplacé en direction centrifuge chez le pigeon à l’obscurité, s’est accumulé en partie dans ces fils protoplasmiques, mais surtout dans les bases des cellules épithéliales. |

Les segments externes des cônes jumeaux, ceux des cônes principaux aussi bien que ceux des cônes secondaires, sont coniques; les segments internes des cônes secondaires ont l’aspect de longs et minces fuseaux.

Dans le tableau suivant sont consignés les résultats des … mesures que j'ai exécutées sur les cônes simples:

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