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QUESTIONS MISES AU CONCOURS

Jusqu’au 1er janvier 18920

I. Déterminer expérimentalement, pour une ou plusieurs matières, l’influence que la compression, dans la direction de la force électromotrice et perpendiculairement à cette direction, exerce sur le pouvoir inducteur spécifique.

IL Pour une nouvelle réduction des observations stellaires faites par La Caille au Cap de Bonne-Espérance et consignées dans son Coelum stelliferum australe , il est nécessaire de connaître avec précision la forme des micromètres réticulaires dont il s’est servi. Pour l’un d’eux, la forme a été déterminée par Fabritius, dans sa dissertation: Untersuchungen uber La Caille’s reticulus médius , Helsingfors, 1873.

La Société demande : 1° la détermination, aussi exacte que

possible, de la forme des antres micromètres réticulaires employés par la Caille; 2° la détermination, aussi exacte que possible, des positions que ceux-ci et le reticulus médius avaient pendant les soirées d’observation, en sorte qu’il soit facile de dresser des tables permettant de calculer d’une manière simple, au moyen des observations, les valeurs apparentes de l’ascension droite et de la déclinaison des corps célestes. A titre d’exemple, une pareille table devra être donnée pour chacun des micromètres en question.

On signale à l’attention des concurrents le travail publié par M. Powalski dans le Report of tlie United States Coast Survey, 1882, et celui de M. Gould, Astronomical Journal , Vol. IX.

III. Pour le calcul de l’influence que le volume des molécules exerce sur la pression produite par un gaz, M. van der Waals a donné une formule dont l’exactitude est suffisante tant que la densité reste assez petite. Il importe de posséder aussi une semblable formule pour des états de densité plus grande. La Société voudrait donc voir calculer, dans une forme rigoureuse et pratiquement utilisable, la pression d’un système de molécules sphériques égales, parfaitement élastiques, incompressibles et lisses, ayant comparativement à leurs distances mutuelles une grandeur quelconque, n’agissant les unes sur les autres que lors du choc, et douées d’une force vive déterminée.

IV. Réunir et discuter, d’une manière aussi complète que possible, les résultats que l’expérience a fournis au sujet du rapport existant, chez les corps transparents, entre la densité et la composition chimique, d’une part, et l’indice de réfraction, d’autre part.

V. Etudier par la voie expérimentale, pour un métal autre que le fer, la modification que la magnétisation produit dans l’état de la lumière réfléchie.

VI. Décrire les méthodes employées pour obtenir et fixer de nouvelles variétés chez les plantes cultivées dans les champs et dans les jardins.

VII. Faire des recherches exactes sur le rôle que les bactéries

remplissent dans la filtration des eaux potables à travers une couche de sable.

Jusqu’au 1er janvier 1893

I. Donner une théorie moléculaire du frottement interne pour les gaz qui s’écartent de la loi de Boyle, et aussi, s’il est possible, pour les liquides.

II. Après les recherches de M. Hertz, il est devenu très important de connaître la durée des vibrations électriques qui peuvent avoir lieu dans des conducteurs de différentes formes. La Société demande, en conséquence, que cette durée soit déduite, pour quelques cas, des équations du mouvement, ou bien, que les méthodes pouvant conduire à ce but fassent l’objet d’une étude spéciale.

III. Essayer l’inoculation du Viscum album sur les pommiers et les poiriers, sur les tilleuls et les peupliers, et chercher les raisons qui déterminent la préférence de ce parasite pour certaines espèces d’arbres.

IV. Soumettre à un examen critique les différentes opinions émises sur la structure et le mode d’accroissement de la paroi cellulaire, en ayant égard à la continuité, observée dans quelques cas, du protoplasma de cellules adjacentes.

V. Eclairer, par de nouvelles expériences, la faculté reproductrice des parties de plantes et la polarité qu’on y observe.

VI. Lorsque des flacons contenant des dissolutions de produits chimiques sont laissés longtemps en repos, il s’y développe fréquemment des organismes inférieurs, — d’ordinaire sous la forme de filaments, — dont la présence, vu la nature de ces dissolutions, peut causer de la surprise. On demande l’étude biologique de une ou plusieurs espèces vivant dans ces conditions insolites, étude portant en premier lieu sur leur nutrition et sur la manière dont elles se comportent vis-à-vis des dissolutions concentrées de sels, d’acides et d’alcalis.

VII. On demande, au sujet de la signification des peptones pour la circulation de l’azote dans la plante, un travail com-

prenant à la fois l’exposition raisonnée des résultats déjà acquis et la relation d’expériences nouvelles.

VIII. Même après les recherches de M. Winogradsky et de M. Frankland, il reste encore beaucoup d’obscurité au sujet de l’oxydation que les sels ammoniacaux subissent dans la terre et d’où résulte leur transformation en nitrates. La Société désire que les expériences de ces deux savants soient répétées et qu’on résolve la question de savoir si les microbes découverts par eux existent dans le sol de la Néerlande.

IX. Jusqu’ici, on n’a pas réussi à déceler le gaz des marais (méthane) comme produit de la vie de bactéries cultivées à l’état pur. La Société demande des recherches concernant l’organisme éventuellement impliqué dans la production de ce gaz, ou concernant les conditions dans lesquelles celui-ci se forme, s’il était reconnu que la vie n’a qu’une influence indirecte sur le phénomène. De nouvelles données seront en outre recueillies sur le dégagement du gaz des marais par le fumier, dégagement observé par des savants français.

X. Dans l’ensilage des fourrages verts, il est possible d’amener et de maintenir la masse à un degré d’acidification plus ou moins élevé, ce qui donne lieu à l’ensilage doux et à, l’ensilage aigre . On demande l’étude bactériologique des microbes impliqués dans ces phénomènes, et des données exactes quant aux variations, en rapport avec la température et le temps, de la proportion de sucre et du degré d’acidité.

XI. La Société demande des recherches sur le développement des Triclades.

XXII. La Société demande des recherches sur le développement de la rate.

La Société recommande aux concurrents d’abréger autant que possible leurs mémoires, en omettant tout ce qui n’a pas un rapport direct avec la question proposée. Elle désire que la clarté soit unie à la concision, et que les propositions bien

établies soient nettement distinguées de celles qui reposent sur des fondements moins solides.

Elle rappelle, en outre, qu’aucun mémoire écrit de la main de l’auteur ne sera admis au concours, et que même, une médaille eût-elle été adjugée, la remise n’en pourrait avoir lieu, si la main de l’auteur venait à être reconnue, entretemps, dans le travail couronné.

Les plis cachetés des mémoires non couronnés seront détruits sans avoir été ouverts, à moins que le travail présenté ne soit qu’une copie d’ouvrages imprimés, auquel cas le nom de l’auteur sera divulgué.

Tout Membre de la Société a le droit de prendre part au concours, à condition que son mémoire, ainsi que le pli, soit marqué de la lettre L.

Le prix offert pour une réponse satisfaisante à chacune des questions proposées, consiste, au choix de l’auteur, en une médaille d’or frappée au coin ordinaire de la Société et portant le nom de l’auteur et le millésime, ou en une somme de cent- cinquante florins; une prime supplémentaire de cent-cinquante florins pourra être accordée si le mémoire en est jugé digne.

Le concurrent qui remportera le prix ne pourra faire imprimer le mémoire couronné, soit séparément, soit dans quelque autre ouvrage, sans en avoir obtenu l’autorisation expresse de la Société.

Les mémoires, écrits lisiblement, en hollandais , français, latin, anglais , italien ou allemand (mais non en caractères allemands), doivent être accompagnés d’un pli cacheté renfermant le nom de l’auteur, et envoyés franco au Secrétaire de la Société, le professeur J. Bosscha, à Harlem.

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