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CHAPITRE IL

Production du son par le frottement.

Résonnance périodique d’un tuyau.

Pour démontrer le renforcement par résonnance des sons dus au „ frottement”, on se sert par exemple d’une règle taillée en biseau, L (voir la fig. 1. PL III), qu’on peut placer à une distance convenable d’une fente K, d’où s’échappe un courant d’air étalé en plan. L représente ici la lèvre supérieure du tuyau, K la ^lumière”. On règle la distance de ces deux parties, ainsi que l’intensité du courant, de telle manière qu’on entende un son distinct, dont la hauteur corresponde à celui d’un résonnateur, qu’on approche ensuite peu à peu de l’appareil. On observe qu’à une distance de quelques cm. le résonnateur parle très-bien, tandis que l’intensité du son a crû continuellement avec la diminution de la distance. Si le résonnateur a un son fondamental d’une hauteur très différente, il ne parle qu’au voisinage de l’apparail décrit, de sorte que le son fondamental est alors changé en même temps.

M. Melde a fait connaître un phénomène intéressant, qu’on peut appeler la résonnance périodique d’un tuyau à bouche, et qui est bien propre à appuyer sa théorie sur la manière dont le tuyau commence à parler. Avec un tuyau ouvert d’une longueur de quatre pieds, et à base carrée, il trouvait, qu’en augmentant peu à peu l’intensité du courant aérien, les sons suivants se faisaient entendre dans l’ordre indiqué :

1. ) Après un murmure profond et doux, dont la hauteur augmente lentement, on entend le son fondamental, Ut2.

2. ) Celui-ci diminue en intensité, faisant des battements avec l’octave.

3. ) Le son fondamental seul pour la deuxième fois, un peu plus fort que d’abord.

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