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Ut2, son normal

Plus tard je reviendrai sur les sons qui se produisent lorsque le courant d’air croît au-dessus de l’intensité normale. (Chap. VIII.)

Les expériences mentionnées montrent qu’en renforçant graduellement le courant d’air, on peut produire trois, quatre et même cinq fois le son fondamental, qui, de même que ses aliquotes, est devenu plus fort après chaque pause. En même temps, on observe que les sons en question sont d’une hauteur très- variable, ce qui est bien connu pour le son normal. Touiours il se produit aussi des sons très bas; après que le son

fondamental a disparu, on entend souvent un son qui est l’octave basse du fondamental, et qui s’élève toujours jusqu’à ce qu’il acquière la hauteur de celui-ci. Le phénomène s’accorde bien avec les vues de M. Melde.

La théorie complète de ces sons dus au frottement s’occupe essentiellement de deux questions : la production du son et le renforcement de celui-ci par la résonnance du tuyau. Ce renforcement consiste dans l’action et la réaction de la colonne d’air et du courant aérien. Pour le moment je laisserai de côté cette action réciproque, parce qu’il en faut tenir compte aussi dans les autres théories, dont je parlerai plus loin.

En quoi consiste cependant la vibration de l’air due au „ frottement” ? Une expérience bien simple, avec l’appareil fig. 1. (employé sans résonnateur) montre que le „frottement” de l’air contre le prisme est accompagné de vibrations qui sont rectangulaires par rapport à la lame d’air. En fixant un fil (barbe) de duvet à la fente, ou en soufflant de la poudre de magnésie par celle ci, on reconnaît que l’air dans le voisinage du prisme entre en vibration „ transversale”. Cette vibration croît continuellement si l’on répète l’expérience avec le résonnateur décrit ci-dessus. Lorsqu’on souffle un tuyau trèsfaiblement, de sorte qu’il ne parle pas, on peut observer des vibrations très lentes, par. ex. 3 ou 4 par sec.; l’observation est facile si l’on emploie un tuyau dont la bouche a une hauteur convenable, p. ex. 3 cm. Ces vibrations transversales existent du reste, comme on sait, quand le tuyau parle normalement.

Ces expériences indiquent la route qu’on peut suivre pour rechercher la cause des sons produits par le frottement de l’air contre la lèvre supérieure. Je décrirai maintenent quelques expériences qui sont bien propres à élaircir ce phénomène. En même temps, elles montreront l’importance spéciale de certains principes hydrodynamiques pour l’étude de l’acoustique.

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