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TH. W. E.XGELMAN. SUR L INFLUENCE QUE LA NATURE

diatement , dans le sens positif ou négatif, suivant la direction du courant galvanique. L’auge communiquait dans ces expériences avec un tube en verre horizontal, de 0,8 mm. de diamètre intérieur, muni d’une échelle divisée en millimètres. Une augmentation ou une diminution de volume du liquide contenu dans l’auge, lors même qu’elle ne s’élevait qu’à 0,3 mm. cub. , pouvait donc encore être facilement observée.

L’électrolyse peut, en second lieu , exercer une influence par le changement qu’elle apporte à la composition du liquide aux deux côtés de la cloison, en tant que la quantité de liquide entraînée par voie électro-osmotique dépend de la composition du liquide (voir ci-dessus). Par chaque section transversale, sur le trajet du courant, il ne passera pas alors, toutes choses égales d’ailleurs, la même quantité de liquide. Cette influence perturbatrice pourra surtout se faire sentir dans l’osmomètre différentiel. Si à l’anode , par exemple, le liquide est modifié de telle façon qu’il soit plus facilement entraîné par le courant que celui qui occupe l’auge , il pénétrera trop de liquide dans ce réservoir , et par suite la perméabilité électro-osmotique de la cloison située du côté de l’anode , — nous l’appellerons, pour abréger, la cloison positive, — devra être trouvée trop «grande.

Enfin, en troisième lieu, — et c’est là le point le plus important de tous , — il pourra arriver que par l’action des ions ^ surtout de celui du liquide qui pénètre en partant de l’anode , les propriétés de la membrane , et notamment sa perméabilité électroosmotique spécifique , se trouvent modifiées. Cette influence pourra s’exercer dans le même sens que les deux autres , ou bien en sens opposé, question qui ne se laisse pas toujours décider à priori.

Les difficultés provenant de ces deux dernières sources d’erreurs ont également été évitées en faisant choix de courants aussi faibles que possible et en restreignant l’observation aux premiers instants après la fermeture du circuit.

11 va sans dire qu’on a toujours eu soin de maintenir, autant que possible , la même pression sur les deux faces des membranes. — Dans toutes les expériences appartenant à une même série.

DE LA MEMBRANE EXERCE SUR l’oSMOSE ÉLECTRIQUE. 339

la température resta à peu près la même. Pour les expériences faisant partie de séries différentes, elle ne varia non plus que dans les limites ordinaires de la température d'appartement , savoir, 14 — 18" C. Entre ces limites, aucune influence décidée de la température sur l’osmose électrique ne put être constatée.

Les expériences ont mis hors de doute la proposition suivante :

La nature de la cloison a une in/luence importante sur l'osmose électrique.

Si l’on entend par constante de la perméabilité électro-osmotique la quantité de liquide qu’un courant de l’intensité 1 fait passer dans l’unité de temps à travers une membrane ou une cloison j (à une température déterminée) , le résultat énoncé peut se traduire ainsi: la constante de la perméabilité dépend de la nature de la membrane.

Ce fait général se laisse démontrer le plus facilement à l’aide , de l’osmomètre différentiel, en fermant l’auge de celui-ci par deux I cloisons différentes , et observant alors la position du liquide dans un tube de verre étroit horizontal , vissé sur l’auge , et accompagné j d'une échelle (méthode A).

Presque toujours on voit alors , aussitôt que le circuit est fermé , le liquide monter ou descendre dans le tube , et le sens du mouvement se renverser quand on renverse le courant lui- même. On peut aussi laisser s’écouler le liquide de l’auge, par un tube recourbé en siphon, dans un petit vase calibré ou pesé (méthode A').

Je donnerai ici les résultats de quelques expériences.

Expériences d’après la méthode A.

La première colonne du tableau I indique le numéro d’ordre de l’expérience ; la deuxième et la troisième , la nature des deux /cloisons; le quatrième, la direction du courant électrique par rap- I port aux deux cloisons; la cinquième, l’écart permanent de l’aiguille galvanométrique , tel qu’il était observé pendant l’expérience ; la sixième , le nombre de millimètres dont le liquide bais- I sait (I) ou montait (|) dans le tube abducteur de l’auge; la septième, le temps nécessaire pour produire cet effet ; la huitième ,

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eufin, la quantité de liquide trouvée par Texpérience, réduite à 1 minute de temps et à Tunité d'intensité, cette unité étant l’intensité du courant qui en 1 minute dégage 1 cm. cube de gaz explosif en agissant sur l'acide sulfurique à 1%. — Le tube dans lequel on observait l'ascension et la dépression du liquide de l’auge avait dans les expériences n®. 1 — 7 un diamètre intérieur de 0,8 mm., et dans les expériences 8 — 11 un diamètre de 2,3 mm.

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