CH3.CH. CCI = CH. COOH
et que leur cas d’isomérie fortifie par conséquent mon hypothèse.
J. H. VAN ’t HOFF. sur LES FORMULES, ETC.
Tkoisième partie. Il reste maintenant encore à parler des atomes de carbone à liaison triple, tels que ceux de l’acétylène. La liaison est alors représentée par deux tétraèdres coïncidant par trois de leurs sommets, c’est-à-dire, par une de leurs faces (%. XI): AC B est la liaison triple, Rj et R^ sont les groupes univalents par lesquels sont satisfaites les deux affinités restantes du carbone. La nouvelle hypothèse ne conduit ici à aucune discordance avec les vues généralement adoptées.
En terminant, je crois pouvoir faire observer que:
1. La nouvelle hypothèse ne laisse inexpliqué rien de ce qui est clairement représenté par la conception ordinaire.
2. Certaines propriétés et isoméries, que la théorie courante n’éclaircit pas, reçoivent quelque jour de l’hypothèse proposée.
3. Enfin, ma remarque concernant les combinaisons qui sont actives à l’état dissous, c’est-à-dire, concernant les molécules actives, se rattache aux vues exposées par M. Rammelsberg sur les cristaux actifs. Ce savant, en effet, étendant les observations de Herschell et de M. Pasteur, soutient que la propriété d’agir à l’état solide sur le plan de polarisation (par conséquent , aussi bien la condition active de cristaux composés de molécules inactives, que la condition inactive de cristaux composés de molécules actives) coïncide avec l’apparition de deux formes cristallines, qui ne montrent pas une identité complète, mais qui sont l’image spéculaire l’une de l’autre. Il est manifeste qu’il s’agit ici d’un arrangement des molécules dans le cristal actif, entièrement analogue à l’arrangement asymétrique des groupes d’atomes dans la molécule active , selon mon hypothèse; arrangement qui a pour effet que ni les cristaux actifs énumérés par M. Rammelsberg, ni les molécules actives représentées d’une manière générale dans les figures VII et VIII, ne possèdent de plan de symétrie.
Utrecht, 5 Septembre 1874.
SUR
lÆS ESPÈCES INSULINDIENNES DE LA FAMILLE DES
NANDOiDES,
(avec trois figures sur Planclie VIII)
PAR
P. BLEEKER.
La famille des Nandoïdes, telle que je Pai établie, ne se compose que des genres Nandus CV., Badis Blkr et Catopra Blkr. Depuis, M. Gtinther, adoptant la famille, en a élargi les limites en y réunissant les genres Plesiops Cuv. et Trachinops Günth.', et même le genre Acharnes M. Tr. Pour ce qui regarde les Plesiops et les Trachinops , ce sont de vrais Pseudochromidoïdes , et le genre Acharnes a été prouvé n’être pas distinct du genre Cichla.
La famille des Nandoïdes appartient à la grande division des Perches, où elle trouve sa place naturelle entre le groupe des Centrarchini des Percoïdes et les familles des Osphroménoïdes et des Polycentroïdes. D’un autre côté, elle est voisine aussi des Pseudochromidoïdes et des Cichloïdes , et ses représentants rappellent , par leur physionomie générale , plusieurs genres des quatre familles qui viennent d’être nommées. Elle est aisément à distinguer de toutes ces familles par la dentition de la bouche interne. Elle diffère , en outre , des Percoïdes par la ligne latérale interrompue , des Osphroménoïdes par l’absence d’appendices labyrinthiformes aux branchies,
P. BLEEKER. SUR LES ESPECES INSÜLINDIENNES
des Pseudochromidoïdes par l’absence de pseudobranchies, et des Cichloïdes par ses doubles narines de chaque côté et par la conformation des os pharyngiens inférieurs.
La diagnose de la famille est à formuler comme suit:
NANDOIDEI.
Percoidei corpore oblongo compresse squamis ctenoideis magnis vel mediocribus vestito ; capite superne ossibusque opercularibus squamato ; naribus utroque latere 2 ; ore protractili ; dentibus maxillis , vomerinis, palatinis, sphenoideis, pharyngealibus 5 ossibus pbaryngealibus inferioribus oblongis gracilibus non unitis; branchiis simplicibus non appendiculatis ; pseudo branchiis nullis ; linea laterali interrupta; pinnis dorsali unica spinis 13 ad 17 et radiis 7 ad 17, pectoralibus et caudali rotundatis, ventralibus sub basi pectoralium insertis spina unica et radiis 5 anterioribus 2 ceteris longioribus , anali brevi spinis 3 vel 4 et radiis 5 ad 9 , caudali radiis divisis 12; aperturis branchialibus externis sub gula continuis. B. 6.
L’exposé suivant résume les principaux caractères des trois genres de la famille.
1. Membrane interbranchiale étroite ,. profondément échancrée et sans écailles. Opercule à une seule épine. A. 3/5 à 3/7.
a. Bouche large. Mâchoire supérieure fort protractile, à branche intermaxillaire montante s’étendant jusqu’à l’occiput. Dents linguales. Préopercule dentelé. Dorsale à 13 ou 14 épines et à 11 jusqu’à 13 rayons.
Nandiis Cuv. = Bedula Gr.
b. Bouche petite. Mâchoire supérieure médiocrement protractile , à branche intermaxillaire montante très-courte. Point de dents linguales. Préopercule lisse. Dorsale à 14 jusqu’à 17 épines et à 7 ou 8 rayons.
Badis Blkr
DE LA FAMILLE DES NANDOÏDES
2. Membrane interbranchiale large, peu ou non échancrée et densement couverte d’écailles. Opercule à 2 épines. A. 3/8 ou 3/9 ou 4/8.
a. Fente de la bouche médiocre. Mâchoire supérieure à branche intermaxillaire montante courte. Dents sphénoïdes et linguales granuleuses. Dorsale à 13 jusqu’à 16 épines et à 11 jusqu’à 17 rayons.
Catopra Blkr = Pristolepis Jerd. ? n: Paranandus Day.
On ne connaît de toute la famille que neuf ou dix espèces, deux de Nandus, deux de Badis et les autres de Catopra; mais seulement trois de ces espèces, savoir une de Nandus et deux de Catopra , ont été trouvées dans l’Inde archipélagique , où elles sont limitées aux eaux douces des îles de la Sonde.