CH^ = CH. CH^.COOH
capable d’expliquer la non-identité.
Mais si l’on prend en considération les faits suivants, relatifs à cet acide:
a. Fondu avec KO H il ne donne, selon M. M. Hemilian , que de l’acide acétique;
b. Les agents d’oxydation le convertissent, d’après le même chimiste , en acide acétique , acide oxalique et , indirectement , aux dépens de ce dernier, en acide carbonique;
c. Vers 170° — 180° il se transforme, toujours selon M. Hemilian, en acide crotonique solide;
si l’on tient compte de ces faits, dis-je, rien ne plaide pour la formule CH2 = CH. CH2. COOH, et tout pour un isomère CH 3. CH = CH. COOH, exactement comme dans le cas des acides fumarique et maléique. Effectivement, la formule CH 3. CH = CH. COOH satisfait aux conditions exigées par mon hypothèse pour la possibilité de deux isomères: deux atomes de carbone à liaison double, dont les affinités libres sont saturées chacune par deux groupes univalents différents, lesquels sont ici H et CH 3, H et COOH.
5. Les acides chlorocrotonique et chlorisocrotonique de Geuther , dont l’isomérie était exprimée jusqu’ici par
CH^ =CH.C1. CH,. COOH et CH3.CCI = CH.COOH,
donnent suivant M. Froelich , quand on les traite par l’hydrogène à l’état naissant, les acides mentionnés au numéro 4, de sorte que leur constitution commune devient