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V. s. M. VAN DER WILLIGEN. SUR LA FAUSSETÉ

entièrement conforme à ce qu’on admet pour toutes les autres manifestations de la force; — nous pouvons alors très bien nous représenter, pour la lumière par exemple, une sphère d’action d’un rayon tel que , pour toutes les vitesses connues dè translation de la source et pour la durée connue des vibrations, les molécules du milieu qui sont influenceés les premières restent pendant une ou plusieurs vibrations complètes sous l’influence directe de la molécule vibrante primaire, malgré le déplacement de celle-ci , et qu’en conséquence elles recueillent les vibrations directement de la source, pour la propager en tous sens dans l’éther indéfini.

La vitesse de l’étincelle électrique entre deux fils polaires est, par exemple , évaluée à ^ / j o o o vitesse de propagation de

la lumière, et la vitesse de la Terre dans son orbite est environ

1 0 ü 0 0 même vitesse de propagation ; la longueur d’onde

de la raie D est 0,000589537 mm. Pendant la durée d’une vibration entière , la molécule vibrante primaire se déplace donc , dans l’étincelle électrique, de 700000 nam., et elle se déplacerait d’une quantité encore dix fois moindre si elle était simplement entraînée par la Terre. Il suffit ainsi d’attribuer de très petites valeurs au rayon de la sphère d’action directe , pour faire que la molécule vibrante primaire continue pendant dix ou cent vibrations son action sur un grand nombre de molécules de l’éther ambiant qu’elle laisse successivement derrière elle, et pour transformer toutes ces molécules en autant de centres d’où les dix ou cent vibrations se propagent dans ce milieu.

En résumé, tout autour de la source (la molécule vibrante primaire), les molécules les plus rapprochées de l’éther ambiant prennent, sans altération de la période, une première vibration, laquelle est encore suivie, en enchaînement parfait, d’autant d’autres vibrations qu’il peut s’en communiquer durant le temps que les molécules restent sous l’influence directe de la source déplacée. A mesure que ce déplacement s’opère, de nouvelles molécules de l’éther ambiant reçoivent successivement le mouvement vibratoire, qui pour elles, toutefois, commence de plus en plus tard;

pour chaque molécule qui est ainsi envahie par la vibration , celle-ci abandonne , du côté opposé , une autre molécule , qui tombe en dehors de la sphère d’action de la source transportée en avant. Chaque droite qui rayonne de cet assemblage , n’importe dans quelle direction, se charge de séries plus ou moins grandes de vibrations courantes enchaînées, séries dans lesquelles le point de départ change de l’une à l’autre.

33. Mais la source vibratoire n’est pas un simple point. Considérons, pour nous en tenir au cas le plus défavorable, la vapeur métallique lumineuse lancée par les électrodes; prenonsen une masse dans des limites telles , que soit ses propres molécules soit les molécules de l’éther renfermé exécutent des vibrations fixes concordantes , et à la source lumineuse ainsi définie donnons une dimension de V i o o o direction de son mouvement de

transport; nous avons alors la possibilité de voir émaner d’une même molécule de l’éther en repos jusqu’à 1700 vibrations courantes de période et aussi d’amplitude inaltérée. En effet, malgré le déplacement rapide de la source, un même point fixe de l’éther ambiant reste maintenant sous son influence pendant 1700 vibrations, et cela, sans qu’il soit même question du rayon de la sphère d’action directe.

Entendons-nous bien: les molécules lumineuses, qui forment p. e. une particule de vapeur , doivent vibrer toutes à la fois , avec la même période , dans des orbites semblables et parallèles , et en outre se trouver toutes ensemble dans la même phase; si ces conditions , que nous admettons pour toute source animée de vibrations fixes, n’étaient pas remplies, l’action exercée sur l’éther en repos par la molécule primaire qui arrive ne pourrait pas 1 continuer, sans trouble, l’action de la molécule qui part. Pour une vitesse plus petite de la source , telle que celle de la Terre , le nombre de ces vibrations, qui émanent absolument du même point de l’espace , deviendrait encore dix fois plus grand. Quant à l’amplitude des vibrations des molécules , dans toutes les sources connues de vibrations fixes (savoir pour le son), elle reste sur des étendues relativement grandes assez sensiblement égale pour

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