C. K. HOFFMANN. SUR L^ANATOMIE UES ASTERIDES
vibratiles extrêmement déliés et assez longs. A l’état frais , Tépithélium est très difficile à isoler; l’opération réussit au contraire très bien après 2 ou 3 jours de macération dans le bichromate de potasse à 3 — 4 pCt. * On reconnaît alors que cet épithélium se compose de cellules cylindriques très étroites , lougues de 0,028 — 0,036 mm. (fig. 2). A la partie périphérique de ces cellules sont déposées des granulations pigmentaires d’une ténuité excessive, diversement colorées, d’où dérive la couleur propre de la peau. Vers leur milieu, les cellules présentent un renflement, dans lequel se trouve un noyau à contours très pâles. Leur bout
central est ordinairement di-ou trichotome. Dans les couches infé-
rieures on remarque quelques cellules i’ondes , qui sont également imprégnées de granulations pigmentaires très Anes (fig. 3). L’épithélium à cils vibratiles s’étend sur tous les appendices de la peau , tels que piquants , branchies cutanées , pédicellaires , etc. La peau elle-même est formée de faisceaux de tissu conjonctif, onduleux , entrecroisés en un lacis dense, et qui ressemblent complètement à ceux du tissu conjonctif fibrillaire des animaux supérieurs (fig. 4). Des éléments celluleux n’ont toutefois pas été rencontrés entre les fibrilles. Même après le traitement par le chlorure d’or on n’a rien trouvé de semblable. Quelques recherches faites dans le laboratoire physiologique de Leyde, grâce à l’appui bienveillant de M. le professeur Heynsius , m’ont appris que ce tissu ne donne pas de colle , et ne peut par conséquent être identifié avec le vrai tissu conjonctif fibrillaire.
A l’intérieur, la peau est tapissée d’une membrane de tissu conjonctif entremêlé de fibres musculaires, laquelle porte également un épithélium vibratile. C’est surtout au côté dorsal que les fibres musculaires atteignent leur plus grand développement. On y trouve, en effet, cinq faisceaux musculaires rayonnants assez forts (PI. II, fig. 216), qui naissent d’un point commun, au centre de la face dorsale, sur les trabécules de tissu conjonctif qui font saillie dans la cavité du corps , et de ce point s’étendent en divergeant dans les bras. Au commencement de leur trajet, les fibres musculaires sont unies en faisceaux assez serrés , mais vers