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C. K. HOFFMANN. SUR l’aNATOMIE DES ASTERIDES

formée par une lame solide de tissu conjonctif, constituant une cloison longitudinale g entre le canal lymphatique radial et le nerf, tandis que les côtés latéraux sont formés par deux ligaments plats, qui renferment les éléments nerveux proprement dits, et qu’on peut appeler les ^feuillets nerveux” h h. Les nerfs ne constituent pas des cordons solides, mais au contraire des canaux creux. La cavité de ces canaux nerveux n’est toutefois pas simple. A leur intérieur, on remarque d’abord une lame verticale /, qui vers le bas s’insère au sommet du triangle , tandis que vers le haut elle se divise en deux moitiés latérales. De cette manière, la cavité simple du canal nerveux se trouve partagée en trois espaces , dont deux plus petits , égaux entre eux et placés symétriquement, et un plus grande situé sur la ligne médiane. Dans la cavité du canal nerveux circule , comme on le verra plus loin , du liquide sanguin. La lame verticale , qui représente , ainsi que Joh. Millier l’avait déjà reconnu, le nerf de Tiedemann, se continue sur le disque buccal , où elle forme également un anneau pentagonal, qui constitue la paroi de séparation entre l’anneau oral sanguin et l’anneau lymphatique. D’après M. Greeff ^), le tronc nerveux radial ne serait pas traversé par trois mais par quatre canaux , la lame verticale ne se partageant pas , vers le haut , en deux mais en trois feuillets, d’où résulteraient deux espaces plus grands, égaux entre eux et placés symétriquement, et deux espaces plus petits.

Les feuillets nerveux , toutefois , ne se terminent pas aux deux côtés du sillon ambulacraire et à la base des cirres. Si , en effet , on étudie avec soin de bonnes coupes transversales, on constate que ces feuillets , devenus graduellement plus étroits , se réfléchissent , se continuent directement avec la peau des cirres , et constituent celle-ci. En réalité, ils ne doivent être regardés, comme M. Greeff^) l’a très justement fait remarquer, que comme un prolongement ou une expansion de la peau externe, à laquelle ils se lient directement, non-seulement par l’intermédiaire des

O U. Greeff, l. c. , 6, 1872.

R. Greeff, L c., N. O., 1871.

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cirres, mais aussi en d’autres points, dans les intervalles des cirres. La preuve de ce qui vient d’être avancé ne découle pas seulement de la structure des cirres, telle que nous la ferons connaître en parlant du système lymphatique , mais aussi de la petite expérience que voici. Si l’on irrite le tronc nerveux en un point quelconque , les cirres placés au voisinage du point irrité se contractent. Si l’on irrite un des cirres, l’effet produit est exactement le même. Que l’on irrite l’anneau nerveux ou bien les troncs nerveux radiaux, cela ne fait aucune différence. L’influence de l’irritation ne s’étend pas aux cirres situés à une distance plus grande du point irrité.

La substance nerveuse renfermée dans les feuillets nerveux se continue aussi, en partie, de l’autre côté , sur la lame verticale. Il existe par conséquent une relation intime entre les canaux sanguins et nerveux 5 le nerf et les vaisseaux sont unis de manière à ne pouvoir être séparés, le premier formant, pour ainsi dire, la paroi des seconds. La lame verticale , par laquelle la cavité du canal nerveux est divisée en trois parties, se compose de tissu conjonctif entremêlé de fibres musculaires. Par l’action de ces fibres , le nerf peut être retiré plus profondément dans le sillon ambulacraire , et en même temps il en résulte une impulsion pour le mouvement progressif du sang. Les faces externes de la lame verticale sont formées de cellules , qui par leurs caractères essentiels ressemblent à celles des feuillets nerveux. M. Owsjannikow décrit la lame verticale comme un ligament élastique.

La structure histologique des troncs nerveux radiaux est exactement la même que celle de l’anneau nerveux ; de sorte que tout ce qui sera dit des premiers s’appliquera aussi au second.

A l’extérieur les troncs nerveux sont revêtus de cils vibratiles , au-dessous desquels se trouve une cuticule d’environ 0,002 — 0,003 mm. d’épaisseur, et ensuite un très petit épithélium pavimenteux. Après l’épithélium pavimenteux , vient la substance nerveuse proprement dite. La structure histologique de cette substance est très

) Owsjamiikow , l. c.

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