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C. K. HOFFMANN. SUR l’aNATOMIE OES ASTÉRIDES

difficile à étudier à l’état frais, de sorte qu’on est obligé d’avoir recours aux réactifs.

Celui qui m’a réussi le mieux est l’acide osmique, à 0,1 pour cent. J’arrachai d’abord les cirres ambulacraires d’un des bras, détachai ensuite par deux, incisions longitudinales le nerf du sillon ambulacraire , et le portai avec précaution dans la solution osmique. En opérant ainsi , une partie de la lame verticale reste ordinairement adhérente au nerf. Suivant que les préparations sont destinées à montrer simplement le nerf isolé ou à fournir des coupes transversales minces , on les laisse dans la liqueur pendant 8 — 24 heures.

L’étude microscopique apprend maintenant que les feuillets nerveux renferment un très grand nombre de cellules ganglionnaires. Dans chacune de ces cellules (tig. 14), dont le diamètre varie de 0,005 à 0,008 mm. , on remarque un très grand noyau , qui remplit presque entièrement la cavité de la cellule. A l’intérieur du noyau se trouve un nucléole. Le protoplasme des cellules est très finement granuleux. De chaque cellule naissent ordinairement deux prolongements ou fibres (fibres nerveuses) , l’une centrale , l’autre périphérique. La première est en général plus courte que la seconde , qui parfois se divise dichotomiquement. Les fibres sont d’une finesse qui ne permet aucune mesure , manquent aussi bien de gaine médullaire que de paroi propre , et ne se composent que de cylindres-axes. Les prolongements des cellules nerveuses, aussi bien les centraux que les périphériques, peuvent offrir de très belles varicosités. Lçs fibres se croisent dans toutes les directions. Les cellules et les fibres sont plongées dans une substance fondamentale , qui ressemble un peu à la substance cérébrale grise des animaux supérieurs (fig. 13).

Outre ces éléments , on trouve encore dans les feuillets nerveux des fibres bacillaires, qui suivent généralement une direction radiale. Leur nature m’est restée inconnue. Elles ne sont pas en connexion avec les cellules nerveuses. .

Le bout périphérique de chaque nerf ambulacraire porte deux organes sensitifs, l’œil et le palpe. Si l’on suit le nerf ambulacraire au dehors, chez une Etoile de mer vivante, on trouve en

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effet que^ arrivé vers Textrémité du bras, il ne se termine pas à la surface interne du sillon , mais se sépare d’elle en ce point , et se bifurque ensuite en deux branches, une supérieure et une inférieure. La branche inférieure, plus courte et en forme de bouton, porte l’œil, qui est connu depuis longtemps;, la supérieure, plus longue et plus épaisse, est le palpe.

Il y a déjà environ 12 ans que le palpe a été découvert et décrit par M. Wilson ^ ) , mais le fait a passé presque inaperçu , et ce n’est que tout récemment que M, Greeff^) a de nouveau attiré l’attention sur lui. Le palpe n’a rien de commun avec les cirres qui l’entourent ; il s’en laisse distinguer avec certitude , ainsi que M. Greeff l’a déjà remarqué, par son origine du tronc nerveux radial, par sa connexion directe avec l’œil, par sa situation et sa direction impaires, par sa forme arrondie en avant et son épaisseur, par sa couleur jaune, par ses phénomènes de mouvement différents, etc.

La structure histologique du palpe s’accorde en général avec celle du nerf. La face inférieure est couverte de cils vibratiles, mais à la pointe et à la face supérieure ils paraissent manquer. Les cils vibratiles sont insérés sur une cuticule ; quant à un épithélium pavimenteux faisant suite à celle-ci , comme dans les feuillets nerveux, je n’ai pu le découvrir.

Lorsqu’on veut étudier la structure histologique du palpe , c’est encore de l’emploi de l’acide osmique qu’on se trouve le mieux. Après 24 heures de séjour dans une solution à 0,1 pour cent, le durcissement est ordinairement assez avancé pour qu’on puisse préparer de minces coupes transversales. La composition anatomique du palpe correspond exactement à celle des feuillets nerveux. Il ne consiste qu’en cellules nerveuses et en fibres nerveuses (fig. 15), ces dernières offrant de très belles varicosités ; les fibres bacillaires, que nous avons signalées dans les feuillets nerveux, font défaut au palpe. Intérieurement le palpe présente une cavité , qui est en communication avec celle des troncs nerveux radiaux ;

ï) Wilson, TrmisactioM of the Linnem Society, XXIIl, p. 107, 1860.

*) R. Greeff, l. c. N°. 8. p. 2, 1871.

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