‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 59 sur 171 · C. K. HOFFMANN. SUR L^ANATOMIE DES ASTERIDES · texte numérisé non relu

C. K. HOFFMANN. SUR L^ANATOMIE DES ASTERIDES

de montrer que très probablement ces spermatozoïdes doivent s’échapper au dehors par la plaque madréporique.

Cette conjecture s’impose avec encore plus de force pour les Astérides. Le liquide renfermé dans la cavité interne ne contient ici jamais ni œufs ni spermatozoïdes. Si ceux-ci quittent la cavité par la plaque madréporique, la chose doit donc se passer d’une autre manière que chez les Echinides, car on sait que de tout le pourtour de la plaque madréporique naît le canal sacdlorme. Lorsqu’on a devant soi une glande sexuelle injectée par l’anneau vasculaire anal , l’aspect est entièrement le même que celui d’une glande injectée par son conduit excréteur. Le liquide sanguin pénètre librement dans les follicules de la glande et circule autour des produits sexuels. On est donc conduit à supposer que les vaisseaux sanguins sont les voies par lesquelles les produits sexuels quittent la glande. Mais l’anneau vasculaire anal , duquel naissent les canaux sanguins destinés aux glandes sexuelles , est en connexion avec le canal sacciforme. Le même chemin doit donc être suivi par les .produits sexuels. Une fois parvenus dans le canal sacciforme, ils peuvent quitter la cavité du corps à travers la plaque madréporique. Cette conjecture trouve un appui dans le fait que les Astérides, à l’exception de celles où l’on a constaté la présence de fentes sexuelles, ne montrent aucune espèce d’ouverture par laquelle les produits sexuels pourraient sortir de la cavité du corps. Les fibres musculaires qui existent dans les vaisseaux et dans les follicules des glandes seront d’un grand secours pour la progression des produits sexuels , tandis que l’organe glanduleux inclus dans le canal sacciforme , et qui présente également des phénomènes de contraction, n’est sans doute pas dépourvu non plus de toute utilité pour le même but. Malheureusement je n’ai pas été à même d’étudier sous ce rapport le remarquable Pteraster, Si cette hypothèse , concernant le mode d’évacuation des produits sexuels, venait à se confirmer, l’affinité entre les Astérides et les Vers, signalée par M. Hâckel •), se trouverait notablement fortifiée.

Leyde, déc. 1872.

*) E. Hâckel, Gener. Morphol. der Organismen, 1866, t. II, p. LXIII.

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