C. K. HOFFMANN. SUR l’aNATüMIE DES ASTERIDES
au dehors, si Ton n'exerce qu’une pression modérée. Quant la pression est trop forte , les délicates branchies cutanées se déchirent. Des ouvertures préformées ne sont d’ailleurs nullement nécessaires , puisque, par osmose, l’eau de mer peut très facilement s’introduire, à travers la peau extérieure, dans la cavité du corps. Pour s’en convaincre, on n’a qu’à jeter une Astérie vivante dans une capsule remplie d’eau douce; l’animal se gonfle alors et prend une grosseur tout à fait démesurée. En outre , une diffusion peut encore se faire à travers les minces parois du canal sacciforme, et il est possible aussi que l’eau de mer trouve un passage vers l’intérieur du corps aux bords de la plaque madréporique. Il est plus difficile d’expliquer l’origine des éléments celluleux. Une connexion déterminée entre les systèmes sanguin et lymphatique et le liquide accumulé dans la cavité du corps , n’a pu être constatée ; toutefois, il est de nouveau très probable qu’une pareille connexion existe. Jusqu’à quel point les organes branchioïdes sont intéressés à une communication entre les deux systèmes vasculaires, c’est ce que je dois laisser indécis; pour la solution de .cette question , il sera, je crois, très important d’étudier avec soin le cours des vaisseaux sanguins qui, par les ouvertures aux angles rentrants de la bouche, se rendent dans la cavité viscérale; d’autant plus que ces rameaux sanguins paraissent former de riches réseaux vasculaires à la face interne de la paroi du corps. Des individus grands et frais sont une première condition pour une pareille étude.
Sauf les ouvertures génitales qu’on trouve chez quelques Astérides, les conduits excréteurs des glandes sexuelles, et par conséquent aussi le mode d’évacuation des produits sexuels , sont jusqu’à présent inconnus. J’ai déjà signalé, dans une occasion antérieure ^ ), le fait extrêmement remarquable que , chez les Oursins mâles, le liquide de la cavité du corps est mêlé, à l’état de maturité sexuelle, d’une foule de spermatozoïdes, et j’ai aussi essayé
D Zîir Anat. der Echinen md Spatangen, dans Niederl. ArcUv,f. Zool.^