C. H. D. BUYS-BALLOT SUR LA SIGNIFICATION
Suggestions on a uniform System of meteorological observations j et l’année suivante, après la réunion de la Conférence de Leipzig, par une nouvelle Note, Seguel to the Suggestions. En prenant la peine de comparer les détails dans lesquels je vais entrer avec les propositions dont on avait donné connaissance par la voie de l’impression, on pourra juger jusqu’à quel point celles-ci ont été adoptées par les membres du Congrès.
Ç’a été une déception pour nous de voir que plusieurs météorologistes éminents manquaient au Congrès de Vienne, et, en particulier, que la France n’y avait envoyé aucun délégué. Les représentants des autres pays de l’Europe, toutefois, s’y rencontrèrent dans les dispositions les plus bienveillantes , et avec le vif désir d’arriver, en sacrifiant chacun quelque chose de leurs vues individuelles, à une entente commune. De l’Amérique même nous était venu le général Myer, Chief signal officer à Washington, qui par ses avis contribua beaucoup à donner convenablement satisfaction aux principaux desiderata de la Météorologie.
Une grande partie du temps fut consacrée à la discussion des divers instruments propres à fournir des observations exactes, et au sujet desquels chacun apporta le résultat de son expérience personnelle. On s’occupa aussi de la question de savoir comment les observations devaient être communiquées. Naturellement , chacun aura à donner l’ensemble des observations qui sont désirées par la majorité des météorologistes. Tout le monde ne se propose pas les mêmes recherches, et il s’agissait de satisfaire, autant que possible , à tous les vœux légitimes. Il faut qu’on arrive ainsi à fixer un minimum d’informations. Il va sans dire, d’ailleurs, que chacun reste libre dans le choix de ce qu’il croira encore devoir calculer ou faire connaître au-delà du contingent commun.
En ce qui concerne le mode d’expédition des ouvrages et autres documents, il fut décidé conforme à la proposition de M. H. Wild, Directeur de l’Observatoire Physique Central de St. Pétersbourg, que chaque envoi serait accompagné ou précédé d’un billet imprimé, dont une moitié porterait d’un côté le titre de l’ouvrage et de l’autre côté l’adresse de l’expéditeur. De cette manière,
personne n’aura à prendre la peine d’écrire une lettre spéciale pour accuser la réception de l’envoi; il suffira d’arracher la moitié du billet dont il vient d’être question, d’y appliquer son cachet, de la plier et de l’expédier à titre d’imprimé.
Un point plus important, c’est que le Congrès est tombé d’accord pour recommander, dans chaque pays, l’établissement d’un Bureau central. L’Institut météorologique néerlandais adresse ses publications à deux cents correspondants étrangers, etje sais par expérience combien ces envois se font avec moins de frais et parviennent plus sûrement à leur destination , depuis que M. le professeur von Baumhauer, Secrétaire de la Société Hollandaise des Sciences à Harlem , s’est donné la peine de fonder chez nous un pareil Bureau scientifique central. Pourtant , les avantages qui en résultent seraient encore beaucoup plus considérables si, d’abord, toutes les Institutions scientifiques du pays participaient à l’œuvre, et si, surtout, les autres Etats de l’Europe, — car en Amérique la Smithsonian Institution a depuis longtemps pris à cœur la centralisation des expéditions scientifiques, — -se décidaient à créer chez eux des établissements analogues. Aujourd’hui, en effet, le Bureau néerlandais peut bien envoyer les livres à l’agent qu’il a commissionné pour chaque pays ou pour chaque groupe de pays , mais cet agent est ensuite obligé de suivre la longue voie ordinaire , et de faire beaucoup plus de frais que n’aurait à en supporter un établissement spécial , directement érigé' en vue des échanges. Il me semble que les Académies des sciences des divers pays sont les centres naturellement indiqués pour la réception et la distribution des ouvrages scientifiques.
Une autre question importante , agitée dans le Congrès , est celle I des unités de poids et mesures qu’il convient d’employer. Beaucoup de membres inclinaient pour le système métrique; néanmoins, en ce qui concerne le baromètre et le thermomètre , l’échelle anglaise et l’échelle de Fahrenheit trouvèrent aussi encore des partisans déclarés. Ce serait déjà un progrès si les lignes de Paris et l’échelle de Réaumur cessaient d’être en usage , et qu’on se restreignît par conséquent préalablement à des échelles de deux espèces diffé-