DE LA CHIMIE
PAR
J. A. GROSHANS.
{Pour faire suite au Mémoire inséré au T. VIH, 1873, pag. 41).
245. Il résulte des observations que j’ai présentées antérieurement [Arch. NéerLf T. VL, 1871, pag. 1), qu’on peut, dans un très-grand nombre de cas, calculer les points d’ébullition des corps par une formule très-simple; ces points d’ébullition calculés concordent en général avec les points d’ébullition observés, dans les limites des erreurs des' expériences.
246. Je commencerai par appliquer la formule à des corps composés uniquement de carbone, d’hydrogène et d’oxygène.
Voici cette formule:
' s est le point d’ébullition , a le poids atomique ; n est le nombre total des atomes de C , de H et de O ; pour un corps O,. 7i est donc =/? + ^ + r.
247. Quant à x (qu’il faut concevoir comme un nombre entier) , je n’ai pas réussi à trouver de loi générale, d’après laquelle on pût déterminer sa valeur pour tout corps donné; mais je me
Archives Néerlandaises, T. IX. 13
J. A. GROSHANS. SUR LA NATURE DES ÉLÉMENTS
propose de faire connaître, dans ce' qui va suivre, beaucoup de cas particuliers, où cette valeur peut être déterminée.
248. La valeur ix'T répond (sous une forme plus simple) à la quantité que j'avais appelée précédemment déviation j terme que je n'aurai plus occasion d'employer; la formule suivante exprime la relation entre les deux quantités, la nouvelle et l'ancienne :
^ iz: dév
Quant à la constante 27,8, il résulte de la formule
5 zz — 273 27,8 1/^ Xf
qu'on a pour tout corps quelconque:
et la valeur précise est donnée par les propriétés de l'eau:
100 est le point d'ébullition de l'eau, 18 son poids atomique, et 3 le nombre de ses atomes H et O; la valeur se
déduit des propriétés de certaines séries homologues, que j'appellerai séries régulières-^ ce sont celles que j'avais mentionnées précédemment sous le nom de séries complètes,
249. Des séries pareilles sont entre autres les éthers C„ IÏ2n O2 et les carbures d'hydrogène C„H2„6 (benzol et homologues) ; une de leurs propriétés consiste en ce que est zz 1 pour le premier corps de la série ; zz 2 pour le second ; zz 3 pour le troisième , et ainsi de suite; les valeurs consécutives de x sont donc les nombres 1, 2, 3, 4 etc., c'est-à-dire la série des nombres naturels, que j'ai déjà appelés les nombres m.