P. J. VAN KERCKHOFF. SUR LA CONSTANCE OU LA VARIABILITE, ETC
les réactions purement chimiques des matières doivent entrer surtout en ligne de compte et prendre le pas sur les propriétés physiques.
Bien que beaucoup de corps , classés autrefois parmi les combinaisons dites moléculaires , puissent être ramenés aux combinaisons atomiques, ainsi qu’il a été montré récemment par différents chimistes , il reste pourtant encore un très grand nombre de composés supérieurs, qui se distinguent trop des combinaisons atomiques ordinaires pour pouvoir être rangés dans cette catégorie. Comment ces composés sont-ils constitués? Il est clair que la cause, en vertu de laquelle des molécules s’unissent ainsi en groupes supérieurs, doit se trouver,, ou bien dans le travail que un ou plusieurs des atomes élémentaires d’une des molécules sont susceptibles de fournir avec un ou plusieurs atomes de l’autre, ou bien dans le travail qui peut s’effectuer entre une molécule (considérée comme un tout) et une ou plusieurs autres molécules , envisagées de même. Dans l’un des cas comme dans l’autre, il est à croire que cette valeur de combinaison résiduelle des molécules ne peut être exprimée dans la même unité que celle des combinaisons atomiques, et qu’on a affaire ici à des valences de molécules , ayant un rapport défini , mais encore totalement inconnu , avec les valences des atomes. A l’égard de ces matières, nous nous trouvons à peu près dans la même position que les formules dualistiques de Berzélius occupaient par rapport aux combinaisons atomiques f c’est-à-dire, que nous sommes encore hors d’état de préciser ce qui constitue le lien entre les molécules. Lorsque nous écrivons pour le chlorure double de platine et de potassium 2 K Cl , Pt Cl 4, cette formule indique tout aussi peu le mode de liaison, que la formule dualistique K2 O, SO3 ne faisait connaître comment les constituants K^O et SO3 étaient unis en un seul tout.
Arciliv, i^eerl.T. IX
Arcliiv. Neerl. T. IX,
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