‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturellesChapitre 200 sur 217 · PI. VIII · texte numérisé non relu

PI. VIII

Toutes les figures^ sont dessinées à un grossissement linéaire de 275 fois , sauf la fig. 9, qui représente un grossissement de 600 fois.

Fig. 1. Spore mûre et saine de Gleichenia rupestns R. Br. , vue de côté. La paroi est incolore et transparente; en a se trouve le point de concours des trois côtes. La spore est colorée en jaune foncé ; à travers la paroi se dessinent une multitude de globules de matière grasse, ainsi qu’un noyau cellulaire arrondi, situé au milieu, sous le point a.

Fig. 2. Spore semblable de Gleichenia rupestris R. Br. , vue dans une direction perpendiculaire à celle de la fig. précédente. Le point a, où concourent les trois 'côtes /, forme ici le sommet; entre les extrémités de ces côtes se trouvent , dans le plan équatorial de la spore, les trois bourrelets b. Le grand noyau cellulaire est situé sous a.

Fig. 3. Spore de la même espèce, commençant à s’ouvrir. Deux des trois côtes se sont scindées en leurs deux moitiés, ce qui a rendu libre l’une des trois valves, laquelle s’est un peu écartée. La paroi montre les trois bourrelets h, comme dans la fig. précédente. Le grand noyau cellulaire occupe encore la même place. La spore est remplie, jusqu’à en éclater, d’une masse compacte de granulations et de grumeaux, de différentes grosseurs. La teinte n’est plus jaune pur, mais plus ou moins verdâtre.

Fig. 4. Spore semblable à celle de la fig. précédente, dans un stade un peu plus avancé de la germination. Les trois valves sont disjointes; entre elles se montre le contenu de la spore, sous forme de papille. Ce contenu est maintenant d’un vert vif et à granulations denses.

Fig. 5. Spore semblable à celle de la fig. précédente, vue perpendiculairement au plan équatorial. Les valves encore plus ouvertes et plus écartées.

Fig. 6. Spore germante de Gleichenia rupestris R. Br., sur le point de s’ouvrir (à peu près au même stade de développement que celle de la fig. 3), et traitée

par l’iode , pour rendre apparents les changements du contenu. Cette spore présentait un gros noyau cellulaire renfermant deux nucléoles, des globules de graisse relativement peu nombreux ou du moins peu distincts, et par contre une foule de granules d’amidon, excessivement petits et accumulés surtout vers le contour de la spore.

Fig. 7. Spore pareillement germante de Gleichenia rupestris R. Br., dans laquelle les globules de graisse ont beaucoup diminué, et où le noyau, devenu polyédrique, envoie des filaments plasmatiques vers la circonférence. Au voisinage du noyau se sont formés une multitude de grains amylacés très petits.

Fig. 8. Spore de Gleichenia rupestris R. Br. , éclatée par une légère pression et traitée par le réactif de Millon. Pour rendre la figure plus claire, on y a omis les bourrelets de la paroi de la spore. Par la fente de la spore sortent des globules de graisse, tant gros que petits. Le réactif en question a coloré en rouge brique le noyau cellulaire k et difiérentes masses plus petites et irrégulières de protoplasme.

Fig. 9. Coupe transversale de la paroi de la spore de Gleichenia rupestris R. Br., faite au niveau de l’équateur; ep épispore; ex exospore, qui à l’endroit des bourrelets est formée de plusieurs couches différant par leur contenu en eau; end endospore, que le scalpel a détachée en x de l’ exospore. Les trois bourrelets se reconnaissent immédiatement à l’épaisseur plus grande de l’exospore .

Fig. 10. Spore venant de germer, un peu plus avancée dans son développement que les spores représentées fig. 4 et 5, traitée par le chloro-iodure de zinc. Pour plus de netteté, la paroi de la spore n’a pas été coloriée et les bourrelets ont été omis. Le contenu de la spore s’est divisé en deux cellules, dont le plasma (pourvu d’un noyau dans chacune) s’est coloré en brun jaunâtre sous l’action du réactif. Celui-ci a rendu en outre apparentes, en les colorant en bleu, la nouvelle paroi de cellulose et la cloison de partage formée postérieurement .

Fig. 11, 12, et 13. Spores germées plus vieilles, traitées par le chloro-iodure de zinc. Pour ne pas charger le dessin, on a de nouveau négligé, dans les trois figures, les bourrelets et la coloration de la paroi cellulaire. Déjà dans la fig. 11, au côté inférieur, de même que dans la fig. 10, à gauche, mais plus distinctement dans les fig. 12 et 13, on voit la paroi de cellulose du jeune prothalle détachée et parfois très distante de la face interne de l’endospore, par suite de la contraction qu’elle a subie. Dans les cas représentés par les fig. 12 et 13, les cellules du prothalle renfermaient, outre la chlorophylle, qui ne manque jamais, une assez grande quantité d’amidon , en des points déterminés, indiqués sur la fig. 12, en a par une coloration plus foncée, et sur la ÿ

fig. 13, en a' , par un pointillage noir. Le contenu protoplasmique des rhizoïdes \

était coloré en brun par le réactif.' |

Eig. 14. Spore bilatérale, mûre et saine, de Gleichenia fiabellata R. Br. , vue de côté, k noyau cellulaire, appliqué directement sur la côte qui se trouve en dessous.

rig. 15. Spore germante de Gleichenia fiabellata R. Br.. Les deux moitiés de la côte unique commencent à se disjoindre. La couleur jaune foncé du contenu, telle qu’elle se montre avant la germination, fig. 14, fait place à une teinte verdâtre, tout eomme il arrivait pour les spores radiaires. Voir fig. 2, 3 et 4.

Fig. 16. Paroi de la spore ouverte de Gleichenia fiabellata R. Br., d’où le contenu a été enlevé , de sorte qu’on voit maintenant distinctement les deux bourrelets b et b (un à chaque côté de la côte unique de ces spores bilatérales) , bourrelets qui sont ordinairement plus difficiles à reconnaître sur la spore non germée, remplie de plasma.

Fig. 17. Spore germée de Gleichenia fiabellata R. Br. Le jeune prothalle est composé de deux cellules, abondamment pourvues de globules gras et de chlorophylle, et dont la cloison de séparation a déjà été formée à l’intérieur de la spore.

Archives Néerlandaises, T. XIY.

Page 1