OS
Une observation qui résulte de ce tableau tout otBcielt c'est le petit nombre des produits dus au dépôt de Laogoanets, eu comparaison des produits sorfjs des étalons du pays. Ilfaut dooc qu'il y ait uaviceinhéreol à cet établissement, vice qui
Ïrovient, tant du noujbré disproportionné des talons arec les besoioR, que du mauvais choix de ces reproducteurs, de 1 éloignonenl des statioasï ou bien encore le prix de la monte effraie les propriétaires, de trop vieux ou mauvais étalons leur fiiisant craindre une dépense sans produit oa avec des produits défectueux, C'est donc par te nombret le choix des étaloos, la certitude des résultats et de la vente des bons produits qu'il faut ebercher à combattre l'usagé des étalons oomoiuas. Oue le gouvernement assure aux propriétaires la vente de leurs élèves pi}r des iléfensefl Bévàjres d'importation et par des primes d'exportation, et l'activité des propriétaires se tournera vers les bons produite avec le même léle qu'elle 8*Mt tournée jusqu'id vers le nombre ta qiul.
le vwx qu'il faille encore des années, uti temps plus ou moins long pour pouvoir abandonner 1 éîéve des chevaux a elle-même, et qu'il est indispeosable que le gouvernement vienneau secours des propriétaires longtemps dégoûtés de Télève des chevaux de selle et de carrosse; toute la question MB réduit donc & trouver un mode de direction pluséconooiicineï car 11 s'agit d'avoir le plus d*él«(oD0 possible avec le persoauel le plus restreint. Ce sont des chevaux et non des hommes faift payer.
Nous avons soixante et dix départements pnn pns à rélàra des chevaux : un directeur ou iospsctiBr dM liwas pir département, soumis k la
surveillance de l'administration départementale, comme les directeurs descontribntions indirectes et autres fonctionnaires, sufQrait d'autant plus k l'activité et k l'utilité de la reproduction que, fondant leur action sur une connaissance approfondie dea localités, et d'après les qualités àaméiiorer ou les défauts à faire disparaître des races départementales, les lois du croisement ne seraient jamais perdues de vue. Les intendants,avaot la Révolution.surveillaientetdirigeaient la reproduction des chevaux. Dans les pays d'élection, ils administraient comme chefs-, dan ^ les pays d'Etats, comme conseil; et certes leur action ou leurs conseils avaient produit de bien heureux résultats, on ne saurait eo disconvenir. En accordant à ces inspecteurs trois mille francs d'appointements, la dépense totale de cette admîoistratioa se monterait à 210,000 francs: somme inSoiment moindre que celle que coûtel'admlnistration actuelle, D*ailleurs, cette somme serait uocore susceptible de réduction si le Kouvernement faisait un appel BU patriotisme et a la fidélité de beaucoup de grands propriétaires connaisseurs en chevaux, qui consentiraient volontiers à exercer cet emploi sans émolumeote : servir leur roi seraitcomme autrefois leur plus noble récompense. Un jury composéd'un membre du conseil général par arrondissement, de deux membres du conseil de chaque arrondissement, du chef des dépôts de remontes ou d'un colonel de cavalerie le plus & proximité, cOQCourrdit à l'action de l'inspecteur sous la présidence du préfet. Ce jury, a l'époque fixée par M. le ministre de l'intérieur, s'assemblerait tous les ans, soit pour primer lesétalonsetlesjnments, Bo!t
Eourl*acbat des poulains, et extraordinairemeul )ates les fois y Aurait un étalon k Mmpta»
[Chambre des Pain.] SECONUE RESTAUBATION. |18 Juin 18S7.I
cer. Tous les Bix mois, une statistique des étalons, des juoienls et des élèves existants serait envoyée aa ministre de l'iatérieur; diaprés ces documents, M. le ministre de la guerre aurait desdonuées positives sur les ressources dont il pourrait avoir besoin. Ces documents seraient classés au mioistèrede l'intérieur, soit par un simple cher de di- TisioOi soit par M. le directeur actuel; car il ne m'appartient pas de vouloir mettre ici des entravesa ramitiéou à lacontiance de Son Gxcellence. Les vétérinaires des départements, rétribués par les conseils généraux, pour la plupart trèsactifs et très instruits, suivraient lesopéraiions dujury. Au lieu d'uD jury, on pourrait établir une commïBBioD permanente comme celle des hospices, composée dans une proportiou moindre que notre jury et dont raciion journalière aurait peut-être encore plus d'avantaces. Cette commission serait établie au clief-licu de chaque département, et il n'y aurait dejurys assemblés que pour la prime des étalons et des jumentset l'achat des poulains.
Après l'établissement de cette nouvelle administration> le premier objet de nos soins doit être d'examiner la manière la moins coûteuse et la plus prompte d'augmenter le nombre de nos chevaux utiles. La plus prompte surtout était une condition d'autant plus indispensable que, dans toute entreprise où te temps est un allié nécessaire, il serait presque coupable d'en perdre : car, dans la position actuelle de l'Europe, peut-on réellement calculer, à quelques années près, le moment où il faudra utiliser toutes nos re&sourcea? Les événements marcbent avec une telle rapidité qu'il est presque impossible de prévoir les exigences du lendemain.
La première condition, ponr avoir le nombre de chevaux nécessaires à tous ses besoins, est d'avoiruii nombre d'étalons proportionné à celui des juments aptes à des reproductions utiles, soit comme chevaux de selle, soit comme chevaux de voiture. Tout ce que nous avons dit et tous les les votes des conseils générdux prouvent, d'une manière incontestable, cette trop f&cheuse disproportion : il est donc urgent d'y remédier dans un délai d'autant plus court, que ce n'est que dans la sixième année que l'on sera à même de recueillir les fruits des améliorations que nous proposons.
Avant la Révolution, il y avait en France plus de 3.000 étalons, tant au eouTemement qu'ap-
Srouvés par lui; et ce nomore était encore loin e sufBre. On peut donc sans exagération, vu les grands développements de l'industrie dans tout ce qu'elle entreprend maintenant, porter à 4,000 le nombre des étalons indispensables pour rendre à l'élève des chevaux l'activité qu'exigent tous nos besoins de luxe, de commerce et d'armée. Je prie Vos Seigneuries de remarquer que par étalons, j'entends de bons et beaux reproducteurs, des reproducteurs en dehors de ces mauvais éta* Ions coureurs qui ne sont que trop nombreux.
D'après la statistique des étalons tant au gouvernement qu'approuvés par lui, leur nombre ne s'élevait, en 1825, qu'à 1,406(1); et encore en est-il beaucoup qui seraient dans le cas d'être rô<
(1) Étalons eatreteoiu anx frais da gonver-
nement i,240
Etalons approavés 166
Pm» IS du compte rends des dépenses dn ministère de l'intérienr sur le service de l'eiereiw de 18S5.
form^, soit k cause de leur ft(^, soit par suite de tares ou d'infirmités: demanièrequeTon peut, sans exagération, réduire de 8 à 900 au plus le nombre fies reproducteurs utiles pour 1828. Il manque donc 3,000 étalons ou à peu près pour relever convenablement l'élève des chevaux. Ce sont ces 3,000 étalons qa*il faut se procurer à tout prix.
L'économie des deniers des contribuables empêchant de mettre à la disposition de l'administration les millions nécessaires pour le premier achat, et ce même système devant reculer avec raison devant l'accroissement des dépenses annuelles que ce surcroît d'étalons occasionnerait, je me suis demandé quel pourrait être le noyea le plus prompt et le moins dispendieux pour arriver à ce nombre indispensable , et je me suis convaincu qu'une prime accordée à des étalous particuliers serait le moyen le plus simple et qui réunirait le plus d'avantages.
D'après le recensement fait par départements des juments propres à la reproduction, on inviterait les propriétaires de ces départements a se procurer le nombre d'étalons nécessaire, et on leur assurerait une prime proportionnée à la beauté et anx qualités de chaque étalon présenté au jury (dont nous avons parlé) et approuvé par lui.
Les primes seraient accordées par cantons, pour ne pas déranger les propriétaires, ne pas trop éloigner les stations, enfin pour ne pas donner des prîmes en disproportion avec le nomln« des juments à saillir, quantité qui est sujette à tant de variations, souvent même entre les divers cantons d'un même département. Cette idée, outre l'avantage d'épargner au gouvernement de trop fortes avances et de ne pas surcharger le budget des grandes dépenses d'entretien et de fourrées, a encore celui d'épargner les pertes annuelles par suite des chances de mort, ae tares, etc.
La nature de la prime ne peut être que de l'argent ; toute autre espèce d'encouragement en privilèges, par exemple, aurait le grave inconvénient d'être pour ainsi dire iDamovible et indépendante du plus ou moins d'avantage qii'«L retirerait la chose publique.
La valeur de la prime doit être combinée de manière à couvrir (du moins à peu près) en quelques années les mis ou avances des propriétaires, sans trop surchai^er le budget de i*Btat. Lemmimum de la prime pourrit être de cinq cents francs, le maximum de mille.
La durée de la prime serait pour le gouvernement obligatoire pendant cinq ans. On aiXobligatoirexiouT le gouvernement, pour bien bire comprendre que si le propriétaire d'un étalon primé trouvait une occasion de le vendre avec profit il en serait parfaitement le maître.
Au bout de cinq ans, le jury s'assemblerait pour primer de nouveau los étalons ; à cette époque, un nouveau concours serait ouvert, et les plus beaux étalons nouveaux seraient alors primâ de préférence à ceux primés antérieurement.
Le même étalon ne saurait être primé plus de huit ans dans le même canton, pour éviter les accouplements incestueux et leurs funestes consériuences. Ce même étalon ne serait donc plus primé au second concours que pour trois ans. ,
Le gouvernement, pardes ordonnances, détermi* nerait les règlements les plus convenables pour établir et maintenir Texécntion de ces principe- Tout étalon, prenant cinq ans an moment de la saison de la monte, seraitapte à être primé : pour mériter la prime qui lui aura été fixée» le pro-
(Cliambre des Pairs.} SECONDE RESTAURATION. |18 juin 18:^1.]
iétaire de l'étalon devra prouver tous les ans à le époqne déterminée^ qu'il a Tait saillir trente cneau dans les limites des tailles réglées d'après apèce de chevaux convenables aux localités. Ue saillie devra être gratis, ou bien le prix de saillie (fixé de gré à gré au profit du maître de '.talon), ne devrait être payé que si lajnment avait tenu et était pleine (1).
Le cheval primé ne pourrait sortir du canton ôire vendu nu'apr(>a que le préfet et l'inspecteur •■3 haras du département en auraient été préve- 18 officiellement.
La mort d'un étalon, ou des accidents et des res survenus entre deux inspections, seraieut ;a1ementconstatés par l'administration départeen laie-
La vacanced'nn étalon serait auHsitAt annoncée Iministrativement, et un concours serait fixé our une époque combinée, d'après la nécessité e ne pas laisser un étalon de moins dans le can- )n & la saison des saillies.
Si le propriétaire d'un étalon mort, ou réformé our tares, présentait au jury un autre élalou en emplacement, à bonté et beauté égales, il aurait 1 préférence sur tous les autres foncurrenta. Mais, oie dira-t-on, ce système détruirait entièrelent l'administration des haras. Que deviendront iB étalons qu'elle possède? D'abord, on commenerait par couper les étalons trop vieux ou tarés, t on les vendniit à un encan public. Sur les étalons estants, on choisirait les cent-vingt plus beaux uxquels on adjoindraitles jument» poulinières et louliches. que contiennent encore les ëtablisseneots de l'administration des haras, et on les rétartiraiten quatre haras principaux que l'on métrait sous la surveillance du grand écuyer; on rendrait ceux qui resteraient après ce triage ; on es vendrait d'autant mieux que l'adoption du louveau système assurerait les efforts que l'on réclamerait de l'industrie départementale. Sur le prix de celte vente, ou achèterait les plus belles luments que l'on pourrait trouver, soit en France, 30it à l'étranger, pourporter àquatre cents iuraentB les haras royaux. Ces haras, destinés à alimenter les écuries du roi et de la cour, pourraient être répartis à Pompadour. le Pin, le Mellerautt, et à Rosières ou à Tarbes. De cette manière, tous les besoins de lu cour en chevaux de selle et de voiture seraient assurés, et l'achat des chevaux étrangers deviendrait inutile au bout de quelque temps. Tout vient d'en haut, celte vérité de ions les temps est plus positive encore pour la France sous le règne de la légitimité. L'exemple du souverain y est plus que la loi, car il devient mode ou sentiment.
L'achat de chevaux étrangers décourage l'industrie, et surtout une industrie où il y a presque encore plus de nationalité qne d'intérêt personnel. La dépense de cet établissement sera et devrait être en dehors de la liste civile ; c'est un établissement d'utilité nationale, ce serait la pépinière des étalonaà venir de la France (2), et sa dépense serait minime si l'on calcule ce que ia vente des poulains et les frais de saillies donneraient à défalquer sur la dépense générale.
C/est de cettemanièreqa'on a multiplié les belles
{!) Eu Prusse, le prix de la saillie ne te paie que quand la jument a mis bas.
(2) Cette pépinière est d'autant plus indispensabli* à établir, qu'il est rare que les âtalons achetés à l'étranger soiunt exempts de tares ou soient payés assez ener
{tour ne pas en avoir. Aa surplus on comprend faciement qu'on ne pent acheter que le moins bon.
races de mérinos, qui ont fait de si rapides progrès en France ; à Rambouillet et autres établissements du gouvernement, on fait plusieurs ventes annaellesde béliers, jamais il n'a manqué d'acheteurs ; l'industrie ne recule jamais devantdes avances qui doivent lui en rapporter les intérêts (1). Malgré ce que j'ai dit de la nécessité de la saillie gratuite, ici, celte saillie devrait être payée, puisque ce ne serait plus qu'une imposition mlw sur le luxe et les spéculations.
Que l'on soit parvenu au plus grand nombre d'étalons possible, que l'on ait augmenté de beaucoup les reproductions annuelles, rien n'est encore fait si l'on ne s'occupe pas des juments en particulier, car d'elles et d'efles seules résulte et peut résulter l'utilité de ces productions. Ce n'est pas le nombre de chevaux qui manque en France, ce sont les chevaux de taille et de qualités nécessaires aux divers services de l'armée qui sont dans une disproportion effrayante.
Le jury préposé à la prime des étalons serait également chargé du classement des juments par cantons. La taille, la conformation et le défaut de tares transmissibles serviraient de base à ce classement. La taille des juments mères est indispensable à fixer par départements, afin d'assurer des productions utiles tant par leur structure que par leur ensemble ; cette taille devrait donc varier selon les races de chevaux propres à chaque localité. Dans les pays à chevaux légers ou de cavalerie légère, le minimum de ta taille des juments serait de 5 grands pouces à 7 et demi ; dans les pays de chevaux plus grands, plusétoRés,le minimum serait de 6 pouces ot demi à 7 et demi et le maximum de 9 à 10. — On objectera que cette classification enlèverait trop de juments ^ la reproduction; mais ce n'est pas le nombre de chevaux qui nous manque, c'est le nombre des chevaux utiles, et c'est celui-là seul dont nous devons nous occu-
f ter exclusivement. — Au surplus, le ministre de a guerre pourrait concourir à l'augmentation des bonnes poulinières en faisant distribuer par les préfets des départements, où ae trouvent nos régiments de cavalerie, toutes les juments que l'on réforme, quand elles n'auraient pas de tares transmissibles. Leur vente produit peu, et l'on compenserait parfaitement ei bien au delà de ce quelle rapporte en meUaut la condition que le propriétaire, qui reçoit la jument, présenterait son premier poulain à l'ftge de douze à quinze mois aux jurys assemblés pour l'achatdes puulains, dont ^e parlerai plus bas. — Ce premier poulain serait donné sans rétribution. — Au surplus, l'on sent bien que cette r^le ne peut être ici irrévocable': ment fixée et qu'elle ne doit être considérée que comme un sujet de méditation plutdt que comme une base fixe.
Les juments de la taille déterminée d'après chaque localité seraient inscrites sur un contrôle qui relaterait leur âge, leur taille, leur poil et le nom du propriétaire. Ce serait exclusivement parmi ces juments que les étalons (2) primés devraient foire
<!} En Prusse, quand on a pourvu aux besoins des écuries du roi et des princes de sa maison, oo fait an haras de Nenstadt une vente publique des âères restants. On se les dispute, et les sommes retirées de ces ventes contribuent à diminuer de beaucoup les allocations du gouvernement.
(2) Lors de l'établissement des haras provincianx en Prasse, on fit le dénombrement de rinspecliou de toiiles les juments de leur district d'action. Celles qni furent jugées de bonne race et sans tares, furent marquées d'un fer chand et exelnsïTeinenl réservées aax étuous
[Chambre des Pairs.) SECONDE BRSTAURATION. [1S juia 18*7.]
leurs saillies qui seraient constatâmes paruoe quittance signalétique rédigée dans la forme du contrôle général. Les soins daiur; et de l'inspecteur d(*s haras derralent tendre principalement à a'a»surer que les saillies sont réelles, que les quittiinces sont Traieii. Tonte finnde ferait perdre la prime au propriétaire de l'étalon. .
Toutes les juments au-dessous de la taille déterminée ne porirraient, même en se présentant avec uu poulain devant le Jury, concourir pour la prime; le gouvernement avant le droit de mettre des conditiona à ses bienfaits sans porter en rien atteinte à la propriété ou au droit commun.
uesjumentsau-dessons delataille trouveraient, dans les baudets, des ressources pour leurs propriétaires; l'élève des mulets n'y perdrait rien de son activité, et leur nombreuse exportation n'en terait pas diminuée. D'ailleurs, comme le propriétaire peu aisé a besoin d'une troisième race de chevaux qui, quoique inutile pour les besoins du luxe et de l'armée, n'en est pas moins indispensable pour les nécessités des communications et du petit commerce, ces petites juments, saillies par de meilleurs ëtatoas, perfectionneraient leur race, et probablement au bout d'un croisement de quelques années, avec de bons et vigoureux étalons, elles flairaient çat faire disparaître les trop petits bidets en conservant leurs qualités de durée et de légèreté,
Après quelque temps d'expérience du système que je propose, il est probaole que les chances des primes et de la vente de poulains détermineraient beaucoup de petits propriétaires à se procurer des juments de la taille qui leur donnerait l'espoir de res avantages.
La base de ce nouveau système ainsi établi, 11 me reste à parler des moyens à employer pour arriver le plus promptement possible an but qu'on doit se proposer.
Ces moyens ou encouragements sont de deux espèces, et peuvent se partageren encouragements intérieurs et encouragements extérieurs.
EncouragemMtt intérieurê.
Les encouragements intérieurs se subdivisent également en deux sortes distinctes: encouragements de la petite propriété ou des races utiles: encouragements des grands propriétaires ou des races de luxe.
Les encouragements de la petite propriété se composent essentietiement delà prime et de l'achat des poulains.
Tous lesane.àune époque déterminée par M. le miniBtre de l'intérieur, le jury se rassemlUera par arrondissements départementaux pour procéder à
provinciaox; et pour éviter des crtiisemenls de racos prciudiciabl^s. aucun particulier ne put avoir dans ses herbBçea d nUloa qui n'eût été préalablement approuvé par recuyer provincial. Le propriétaire d'une jument marquée pouvait la vendre dans l'iniôrieur du royaume eo prcvenanl le maire de la commune. Toaie rente ti j extcneur était proliibée. En lS04, on >e rlic (la & lever la défense, qu'avait eue jusque U cliaquo propriétaire de juineiils marquées, de les faira sauier exclusivement par les étalons du gouvernement, et il leur fut permis de les faire couvrir à volonté. On crut devoir préfdrer U qnanlité à la qualité; mais l'inlérêt de la Tente & venir qui était assuré l'omporla bieulét sur ta crainte d'un déplacement plus ou muins éloi^oé, et les petits propriaaires recherchèrent bieniât les Jnmeots de tailte comme les meilloura éulona.
la prime des ponlaina accompagnés de leurs
n sera primé annuellement de 2 à 3.000 noulalns par le département de l'intérieur.
M. le ministre de l'intérieur fixera le nombre des poulains à primer dans chaque département. pect[«8 de leurs reproductioaa res-
.«1/°?""??:'!.* **® ^^^'^^^ département sera amché et iiublié par les administrations locales un mois avant I époque de la réunion du iurv. a(in de bien établir le concours.
Ces poulains, de l'âge de douze à quinze mois seront choisis parmi espèces propres aux différentes armes de l'armée. Les poulains môles auront toujours la préférence. Ces poulains ne seront admis à la prime qu'autant qu'ils proviendront d'étalons primés par le gouvernement
Le pnx de la prime sera de 80 à 150 francs : 1 a^îe, les qualités, les espérances que donnera le poulain, la détermineront.
Ce nombre de poulains primés, suffisant pour encourager l'élève des chevaux, est loin de surcharger le budget de l'intériHurd'unesorame trop considérable, car en en calculant le nombre au maximum de 3.000 au prix de 115 francs l'un porlaiil l'autre, qui est ia moyenne proporlionneili'dessommesdestiriées aux primes, le capital 3*^«c r5J^2 P'y^ 6'élèvera au plus k la somme ae J4&,{ui francs, somme bien minime en coraparaisoQ des intérêts d'activité qu'elle portera dans rélève des chevaux.
Ce nombre de poulains primés paraît d'autant plus suffisant, que, pour se procurer des étalons, beaucoup de propriétaires auront déjà pris soiu d acheter les plus beaux poulains, ceux de plus belles espérances pour les élever, les présenter au lury et concourir aux primes.
J insiste surtout sur les poulains môles parce que ce sont ceux doot les propriétaires et les éleveurs cherchent à se débarrasser le plus promptement; la difficulté de les garder dans les herbages, le danger qu'il y a de les conserver au milieu des pouliches, tes leur fait vendre dès que 1 occasion s'en présente. Ces poulains n'étant probablementque ceux que l'industrie n'aura pas jugé offrir des chances convenables pour la reproductioo.devantôlre achetés par le département de la guerre, comme je le proposerai plu9 tard, seront castrés de suite ; et l'on préservera ainsi les reproducuons d'étalons qui, quoique mauTais ou médiocres comme tels, n'en seront pas moins de bons chevaux de troupe.
N'ayant pas de loi qui puisse assujettir les propriétaires & ne conserver entiers, après i'ftge de deux ans, que les poulains, qui donoeiit des espérances pour devenir de bons reproducteurs) 1 achat des poulains mâles sera déjà un acheminement vers ce but, et remiilira la lacune que laisse l'absence de cette loi si désirable en faisant disparaître petit 4 petit ces étalons coureurs généralement si mauvaiu et qui font, depuis longtemps, taut de tort à la reproduction.
Les poulams primés seront achi-lésdegnià gré pour le compte iju département de la guerre, soit par l'entremise du commanUsnt du ifôpôt de remontes, soitparcellede l'officier supérieurdecavalefie appelé, au défaut du premier, & la composisition du }ury. Ûiios auctin cas, le prix d'achat ne saurait dépasaer le maximum de la prime.
G eal ici que les conditions imposées aux étalons et aux juments paraîtront dans toute leur utilité, pour avoir en quelque sorte la garantie de la tai lia que pourra avoir un jour le poulain ; saus
GoogI(
[Chambre des Pain.] SECONDE BESTAURA'HON. |18 ÎDin 1827.]
cela, il serait biea difScile pour ae pas dire impos* Rble, de ne pas se tromper souveat; l'eacolure, pltts OD moins allongée d'un poutaia d'un an à quinze mois, peut bien Taire prévoir avec quelque certitodc la nature de son espèce, c'est-à-dire s'i! ^ra propre à la selle ou au trait, mais dans cet si peu avancé, le développement ou la sortie du fl^rot ne pnrmet pas encore de pouvoir rien calculer de précis sur la taille qu'ilalteindra.
L'achat des ponlains combattra, par des profits ^□s, les proRiB certains qu'offre l'ôlève des mulets; et cette mfflure aura encore l'avantage de fdire tounier au profit de l'armée l'argent dépensé aux primes.
Le mulet d'un au à 18 mois se vend ordinaireaent ^00 francs, souvent même davantage. Cette somme entre presque tout entière dans la poche de Té/erear, l'éducation des mulets offrant bien moins lie chances défavorables que celle des poulai is : c'est d'aprëa ces coasidératlons qu'ont été déterminés les prix des primes et d'acbat des poulains.
Os prix portent de 200 à 300 francs la valeur dn poulain de 12 à 15 mois. Voilà donc les profits de l'élève des mulets compensés, voilà les propriétaire couverts de leurs avances et de leurs risques.
Doiiterait-od maintenant quâ rindustrle, qui spécule et joue si volontierBp ne s'emparera pas de cette oonvelle direction?
ixB poulains, achetés par le département de la tnierre, seront nourris jusqu'à 4 ans révolus par des propriétaires, snsquels on les remettrait aux conditions suivantes :
1« Avant la réunion dn lury, les atttorltés locales feront connaître le nombre probable de ponlalns & dislnbaer et & nourrir, et les conditions auxquelles les éleveurs seront astreints; elles recevront, dans QQ délai fixé, les soumissions ded propriétaires et des cultivateurs, et s'assureront de ceux qui offrent le plus de garanties de fortune et de surveillance : l'état des nourrisseurs ifra remis au ]ury, afin que l'autorité militaire, qui 7 assiste, puisse faire la répartition entre eux ;
2" Un procès-verbal sera dressé de la remise de ces poulains, indiquant, outre l'i^e et le signalemeni, lenga{;ement pris parle propriétaire d'en- Ireleiiir convenablement ces élèves;
3» Pour éviter la possibilité des abus, chaque poulain sera mart|aé au fer chaud, du chiffre du roi, sur la fesàe droite ;
Tous les ponialia entiers séront castrés avan t leur remise, aux frais et aux risques du gouvernement;
5<^ Le propriétaire nourrisFeur s'engagera à livrer an dépôt des remontes, auquel est affecté son département, le poulam qu'il aura regu, aussitôt qu'il aura ses quatre ans raits, et alors il touchera )e i^rïx de la remonte alloué pour l'arme à laquelle le poulain conviendra;
6* Bn cas de mort causée par maladie ou accident qoeicooque, le propriétaire en sera pour ta nourriture, et le gouvernement pour le prix d'achat;
7» Dans le cas oû le cheval serait malade et hors d'Mat d'être apprécié au moment de sa remise an dépôt de remuEilfS, le propriétaire sera tenu à le reorésenter dans le courant do l'année suivante* maiA Mas plus tard ;
8* "Tout poulain qui, au moment de sa liTraiBon, Berûk juge hors <rétat de pouvoir faire un bon cheTaf de guerre, sera laisse an nonrrisseuri qui ponm «a disposer comue bon lui semUerat sans
être astreint de tenir compte au gouTernemeat du prix d'achat primitif;
9° Dans les cas où un cheval serait bon, mais aurait acquis trop d'étoffe, ou une trop haute taille pour pouvoir entrer dans la remonte d'aucune arme, le nourrisseur le gardera, en remboursant toutefois an gouvernement son premier débours ;
10° Pour éviter que les nourrisseurs ne se servent des poulains confiés à leurs soins, M. l'inspecteur des haras et MM. les capitaines de fi^endarmerie auraient l'ordre de les faire surveiller, la marque imprimée aux poulains racilitera beaucoup ce contrôle indispons ihle.
Quant à la possibilité de trouver des éleveurs et des nourrisseurs, il est bien aisé par le chiffre d'en démontrer la certitude. Prenons le maximum des poulains achetés (3,000), et distribuons-le entre 70 départements que nous avons jus;és propres à l'élève des chevaux, c'est à peiae43 par département} il suffira donc de trouver 10 ou 15 propriétaires par département qui se soumettent aux chances du profit assuré par ce mode : nousdisons 10 ou 15 en pensant aux pays de petite culture, rar, dans bien de» départements plus riches, QQ beaucoup moindre nombre suffira.
On objectera peut-être que Tàga de quatre ans n'est pas as!>ez avancé pour assurer 1 utilité du cheval ; cet &ge me parait, an contraire, indispensable pour assurer à ces chevaux le complément d'utilité dont ils peuvent être susceptibles; et en effet, ces chevaux de quatre ans, ménagés pendant un an encore dans leurs réginwnts, accoutumés petit & petit à une pourriture plus forte et plue Bucculeote, se développeront mieuxt et seront & cinq ï^ns plus forts, plus en état de servtp que les chevaux de remontes habituelles acnetées a cinq ans faits. Les chevaux de cinq ans ont été nourris d'une manière si parcimonieuse par les propriétaires, qu'on est onligé de ne point les employer pendant la première année de ieur Arrivée aux corps î il est môme nécessaire d'avoir pour eux les plus grands ménagements pour les prémunir contre les dangers de la crise qui résulte de leur changement de nourriture; et les bons effets de plus de soins et de plus de nourriture sont d'autant plus lents à se faire sentir que ces chevaux ont pris leur croissance et leur développement sous le régime la moins propre à les faciliter ; et s'ils n'ont pas été maqutgoonnés, si l'on n'a pas employé des moyens toujours dangereux pour leurdonner une apparence et un embonpoint factices, ils sont ordinairement amaigris, leur estomac est débilité, et leurs forces très arriérées. Qu'on le demande aux propriétaires qui soignent l'élève de leurs chevaux et Ton apprendra que c'est en donnant petit à petit du ^rain aux poulains, etnne nourriture plus substantielle qu'autrefois, qu'on accélère leur entier développement et qu'on avance l'époque de leurs bons services.
Au eurplus, l'exporienoe est là pour répondre à cette objection. — Beaucoup de régiments, avant la Révolution, achetaient des poulains, les laissaient cheE les herbagers, ou les faisaient élever dans des fermes louées par eux et administrées par des ofÛcters chargés de ce soin.
Le régiment de Berchioy avait un établissement de ce genre prés Saint-Léouard (Hmte- Vienne), et c^était un des régiments les mieux montés de l'armée. D'autres réginienisavaient des fermes aux environs de Pierre-Buftiére (Haute- Tienne), et C'est ainsi que ces corpsavaientobtenu des remonteii admirables, et que leurs rangs se composaient de presque tous obevaux à monter des officiers. Oes cheTaux étaient ailvaia dan« les
[Chambre des Pairs.) SECONDE RESTAURATION. 118 juin 1827.]
corps à l'àge de 4 aos; od avait remarqué qne les soins et la meilleure nourriture, dans le moment du complément de leur déreloppement, étaient infiniment préférables pour leur utilité à la routine de ne les prendre qu'à cinq ans. Qu'on demande quels services ont rendu ces cbevaux dans les premières campagnes de la Révolutionf Vierges A% travail avant leur arrivée au corps, teu^ durée a été étonnante.
Mais, dira-t-on, l'achat de ces 3,000 poulains au prix de 150 franca l'un portant l'autre, surchargera le budget de la guerre d'une somme de 450,000 francs. Je pourrais répondre que cette somme serait dépensée réellement dans Tintérêt de l'armée, puisqu'elle serait le complément du développement de l'élève des chevaux déjà favorisé par rachat exclusif des remontes sur le sol de la France, achat auquel on ne pourrait renoncer sans de plus grava conséquences; mais il est un moyen facile de compenser cette dépense. Les chevaux achetés en France, sans l'intermédiaire des maquignons, seront esseatiellement meilleurs, d'une durée jpins longue qne celle des chevaux étrangers qui sont asses généralement mous et sujets k beaucoup de maladies; eh bien! portez à neuf ans au lieu de huit la durée des remontes, et par ce retard d'une année, que l'on peut accorder sans dangers, cette somme sera couverte, car il faut espérer que le temps n'est pas éloigné où le ministre de la guerre pourra consacrer ; au moins 4 millions par au aux remontes de l'armée.
Les encouragements des grands propriétaires ou des races de luxe se composeront de primes de conservation pour les belles poulinières et de prix de cour^es. Que l'on accorde annuellement un millier de primes de conservation aux plus belles juments; que les primes soient du prix de 200 à 400 francs, pour cette somme de 300,000 francs, on conservera des mères de sang pour la reproduction et Ton assurera des remplacemeDUi avantageux pour les étalons do royaume.
Quant aux courses, il faut en établir dans chaque département, mais il n'y aura que les chevaux de ces départements admis à y concourir. Les prix des courses départementales seraient Uxéa à deux, l'un de 300 francs, l'autre de 600.
Dans les départements où il n'y a que de gros chevaux, les prix de la course seraient gagnés lar les meilleurs trotteurs, car il faut encourager e développement de toutes les qualités propres à chaque race de chevaux; ensuite un répartirait la France en six arrondissements, plus ou moins, de grandes courses ; arrondissements basés sur les rapports et l'homogénéité des races, et tous les cheTaux, qui auraient gagné les prix dans leurs départements, seraient admis à concourir aux prix des grandes courses d'arrondissements, comme moyen de compara les races et de stimuler l'émulation des propriétaires. Ces courses d'arrondissements auraient trois prix ; deux de 1,200 francs et un de 2,000 franc:x Les dernières courses seraient à Paris, les prix habituels seraient maintenus et les seuls chevaux qui auraient gagné les prix dans les ar* rondissements de courses seraient admis à y concourir.
Gomme le meilleur système a besoin d'une surveillance en dehors de son actiou, pour que la surveillance soit efficace, tous les ans, M. le ministre de l'intérieur demanderait au ministre de la guerre de lui fournir six ou huit oFliciers généraux de cavalerie, pour assister à la prime des poulains et de leurs mères, à l'achat des élèves, et pour inspecter li race des étalons. Ces officiers
feraient un rapport de leur tournée aux ministres de l'intérieur et de la guerre.
Le ministre de la guerre, par l'achat de ses remonter étant un des pluR grands consommateurs de chevaux, il est juste que ce soit des officiers de l'armée qui inspectent les reproductions et empêchent que tous autres motifs qne l'utilité et la justice président & l'achat des poulains ou à la répartition des primes.
EncowragmfmU extérieurs.
J'appelle encouragements extérieurs, ceux qui, déterminés par deslois ou des ordonnances, ne se trouvent pas liés immédiatement à l'action de la reproduction, mais n'en sont que le complément indispensable; c'est pour ainsi dire la partie morale du système, parce que ces eacouragements sont exclusivement accordés daus la vue d'inspirer de la confiance à l'activité de l'industrie chevaline. Ces encouragements se réduisent à six lois on ordonnances :
1» La défense sévère de toute importation de cbevaux étrangers;
2" Libre exportation des chevaux : cette permission d'exportation serait renouvelée tous les ans, adn qu'on fût toujours en mesure de garder des ressources poqr les moments imprévus; les étalons seraient seuls exceptés ;
30 Assurer des prîmes d'importation pour les étalons et juments de premier sang que les propriétaires feraient entrer avec autorisation du gouvernement:
4° Primes d exportation sagement combint^es;
5° Une loi pour obliger tous les propriétaires à faire castrer les poulains m&tes de deuxans (1) que l'inspecteur ded haras du département jugf ra im-
Eiropres à la reproduction, soit par défaut de coobrmation, soit pour autres lares. Cette loi gérait bien nécessaire, et a été impossible à faire jusqu'ici, vu le peu d'encouragements accordés à t élève des cbevaux ; elle est même encore bien difficile à faire, mais avec le système que je propose, le gouvernement, fort des bienfaits qu'il répand, et dea efforts qu'il fait dans l'intérêt gérai, ne pourralt-il pas exiger ce sacrifice pour cause d'intérêt public ?
6" Enfin une loi précise et générale pour fixer les cas redhibitoires et déterminer le temps pendant lequel l'acheteur sera le maître de rendre au vendeur le cheval atteint d'un de ces cas. Ce temps n'est pas également fixé dans toute la France.
Tout est simple dans ce projet, l'économie et l'utilité y sont associés d'une manière inconlestable : point de ce luxe d'administration qui, dans la plupart des entreprises des gouvernements, enlève tant de sommes à la véritable utilité. L'intérêt particulier, substitué à tous ces Faux frais, les remplace d'tine manière bien plusavantageuse, et assure bien autrement ta quantité et la qualité des reproductions.
On me reprochera peut^tre de parler économie en proposant un système dont I exécution et les comlrinaisons coûteront probablement quelque chose de plus que quatre millions; je conviens
(1) Eo Prusse, l'écuyer provincial dan» soa loumécs fait castrer loas les poulains que leurs défauts reudetit impropres & la reproducUon ; il est égalemeot autorisé A doaner des graliBcalions aux propnélairas des plus beaux poulains doi d«nx seus da iob arrondiMeiaent.
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e si récoQODiie coosîBte à retraocber simpleent de l'argent, ce Bystème est plus cher que lui actuellement exifttaot; mais si, pour une odique somme de 1,500,000 à 1,800,000 francs ! plus, je produis le double et assure et bien I delà nos ressources de tous les moments, je >U8 le demande, Messieurs, si dans le faitiln y is économie réelle, puisqu'il y aura épai^e ioquiétndes et de dangers?
Si l'on ajoute les recettes que l'administration ïtnelle fait t t doit foire pour la vente des élèves, ; les revenus de ses domaines, à la somme que I budget de l*Btat lui alloue ; si Ton combine ïtte somme totale avec les sommes votées par s conseils généraux, somme oue leur patriosme augmenterait volontiers sils avaient des irtitudes de résultats aussi avantageux à l'in- Tét public. 00 trouvera que le budget n'aurait u'une faible allocation a ajouter pour rendre à élève des chevaux toote la prospérité dont elle 3t susceptible.
Je sais loin et bien loin de croire ce projet parut, je n'ai pas l'amour-propre de penser qu'il
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ne soit encore susceptible d'améliorations et de beaucoup d'améliorations, c'est dans l'espoir de te voir devenir meilleur que je le soumets à l'iavestigatîoQ de la Chambre et de M. le ministre de l'intérieur. Il est nécessaire de quitter la route suivie jusqu'ici, d'entrer promptemeot dans des voies nouvelles, et de fixer ainsi d'une manière précise l'époque où tous les besoins de l'agriculture, du commerce, du luxe et de l'avenir seront assurés; il n'y a pas de temps à perdre dans une affoire où le moiodre délai ajourne d'une aimée entière les ressources de la France, et peut ainsi, en retardant le développement de ses intérto commerciaux, compromettre encore sa sûreté et sa gloire. Uessiears, le temps passe, et la postérité s'avance, ce mge inexorable nous reprocherait de n'avoir pas rait nos efforts pour éclairer le gouvernement, comme elle reprocherait sévèrement à celui-ci d'avoir négligé l'occasion de mieux faire. Dans l'espérance que M. le ministre de l'intérieur voudra bien prendre en quelque considération les réflexions que j'ai l'honneur de lui soumettre, je vote pour le budget.
TABUUtX.
(Chamb» dei Pun-I SVCONDB ^mAVBi^tm. [IS juin 1817.1