‹ ArgentineChapitre 17 sur 50 · I.E COMTi · texte numérisé non relu

I.E COMTi

Comment , tu refuses ces bijoux achetés exprès pour toi ?

FLOUA.

Oui , j'ai eu un éblouissement , mais c'est passé.

LE CO.«TE

Prends garde, flllettc ; nous autres soldats de Cythère , nous n'abandonnons pas si facilement le champ de bataille.

FLOR.V

Je suis brave.

LE CO.MTE.

Pour te forcer à accepter ton bonheur, je puis te faire autant de mal que je t'ai fait de bien. (Il tire un papier de sa poche.) Je puis , par exemple, le faire attendre long-temps... te faire attendre... toujours... ce brevet de fleuriste de la cour que tu désires tant! et auquel il ne manque plus qu'une signature !... (Il remet le brevet daiis sa porhe.}

FLORA

Vous n'êtes pas méchant?

LE CO.MTE.

Je ne suis pas méchant! c'est-à-dire que je suis atroce... capable des plus grandes noirceurs; c'està-dire que , pour te prouver ma passion, je suis homme a te rendre la plus malheureuse des femmes...

FLOR.A., d'un ton ralin.

Ah ! V0U.S me menacez , mon joli papillon 1 B;!th, vous n'êtes pas si terrible que vous le dites , vous êtes bien gentil, bien aimable, et vous ne voudriez pas faire de peine à votre petite Flora!

LE COMTi;.

Par la sambleu! tu es divine; il faut que je t'embrasse!... (Ill'embrasse, malgré sa résistance.)

Voulez-vous finir !

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