‹ ArgentineChapitre 21 sur 50 · LES DEUX DA.MES · texte numérisé non relu

LES DEUX DA.MES

TJn malheur !

LE CO.MTE.

Eh! mon Dieu, oui... Aussi cruelle que jolie,. vous pouviez, grâce à l'indépendance que vous donne la vogue de votre^magasin, repousser, dédaigner les plus riches, les plus aimables seigneurs, même vous moquer d'eux, leur jouer les tours les pluspiquans... mais maintenant...

FLORA

Eh bien : quoi, maintenant ?

Malgré le crédit dont vous jouissez, malgré la protection de vos amis, l'intrigue a triomphé, et une autre a été nommée à votre place fleuriste de

la cour. (Il déohire le brevet de flouiiste qu'il a sorti «le sa poche , pendant que la comtesse regarde les diantans.)

FLORA

Ciel!

LA COMTESSE

Pauvre petite !

LE COMTE , pendant que sa femme regarde les

diamans.

Tiens, voilà ton brevet. (Il déchire le brevet.)

FLORA, bas, au comte.

Vous êtes un monstre!

LE COMTE, de même, à Flora.

C'est ce que toutes les femmes me disent.

(Il se mire.) FLORA, à part.

Me voilà bien, maintenant !... Si ma concurrente l'avait emporté , si je n'étais pas admise aux débuts, je serais ruinée, perdue à jamais... C'est beau la \ertu... mais c'est cher.

LE C0.\1TE, bas, à Flora.

Vous me rappellerez , belle indifférente.

FLORA, de même, au comte.

Jamais.

LE COMTE, de même.

Peut-être...

(Il fait ua mouvement pour sortir avec la comtesse ; — on entend du bruit au dehors.)

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