Acte deuxième
Passionnément, heitreuse et inquiète
Mais je n"ai pas rêvé?
C'est vrai que tu m'as emmenée, Que je te tiens, que je t'ai là, que j'ai trouvé Dans une heure d'amour toute ma destinée? C'est vrai, mon languissant effroi délicieux De ta force soumise à ma douceur peureuse. C'est vrai, votre bouche à ma bouche heureuse... Et ton regard dans mes yeux:
THÉSÉE
Oui! vrai! comme l'aide fervente Dont ton amour me combla
Oh! ne parlons plus de cela!
Ne rends pas grâce à ta servante.
THÉ SÉE
Eh! bien, le bonheur qui t'est cher Est réel comme la caresse A mon cou de ta chevelure charmeresse, Comme la fraîcheur de ta chair.
Il me semble Qu'en louchant ^L'or noir qui tremble A ton front penchant,
Qu'en voyant au voile De tes cils touffus Luire encore l'étoile Du ciel où je fus,
Qu'en aspirant au bord de tes mourantes lèvres Un parfum chargé Du relent des fièvres Que je partageai,
Je vis et meurs, à cause De ta joie encor déclose.
Dans l'infini retour De l'amour après l'amour!
Ton 'oonheur est vrai, douce Ariane, corolle De l'abeille toujours du désir renaissant, Comme le mien !
Voilà la plus chère parole!...
Trii ttigétiument voluptueuse
Et tu pouvais la dire en te taisant.
Ih st ticvneiit enlacés longtemps
Mais ne crains pas que se renvoie L'y.beille ! Elle s'est posée à jamais!
Avec effroi
Ne dis pas cela! tu me rendrais folle!