Acte deuxième
Je t'aimerai demain comme hier je t'aimais
Non! je ne veux pas de cette espérance! Sais-tu combien je souffrirai S'il me faut, quelque jour, de l'espoir adoré Tomber dans ton indifférence !
Si je croyais que me fût dû Sans fin le bonheur qui m'enchante, Je serais peut-être méchante Pour l'avoir perdu.
Va, va, je sais que des beautés plus belles D'être nouvelles Me voleront ton désir...
Un héros n'a qu'à choisir!
Il me suffit de l'heure aux délices suprêmes... Ne dis pas que tu m'aimeras, dis que tu m'aimes !
THESEE En un récit épique et galant comme un petit conte d'anthologie
Quand Hercule eut conquis.
Sur le thalame exquis De Cassiopée, La rose d'une bouche et le lys frais d'un cœur. Il marcha désormais de son grand pas vainqueur, Un lys à la Massue, une rose à l'Epée !
Câline ft riante
Ah ! tu mens, ou tu dis, sans le savoir, des choses... Hercule a bien souci des lys frais et des roses. Mais le lien qu'à ton cher cou mes bras ont mis, Qu'il soit donc éternel, puisque tu l'as promis !
Ils iont assis élioilement liés; la rideaux de l'abri, comme p.ir hasard, se ferment à dei\ Alors i la poupe, Phèdre, qui les a entendus on devinés :
Oh ! que ces douces voix et que les vagues lentes Qui meurent de langueur Sont donc peu ressemblantes Au trouble effrayant de mon cœur !
Dcjà u sont fait entendre, et alors redoublent, des bruits sourds de vent qui se lève, de lames qui heurtent rudement la. galère, de cordages qui grincent, et dans une obscurité presque soudaine, éclate l'orage. Tumulte sur le pont de la galère.
LBS ENFANTS
Dieux!
PIRITHOiJS
Dieux!
PHÉRBKLOS
Dieux !
CHROMI8
Poséidon !