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Acte troisième

Les dieux sont sans pitié. Phèdre.

A R I A iV E

Ma sœur

P I R I T H o ij s

...Est mortel

Morte? Ce n'est pas vrai. Morte! Pourquoi? Comment? Je n'ai pas demandé cela, Zeus inclément!

PIRITHOUS

Va! qui se pressent les petites vierges et Us sen'antes et déjà les chasseurs et les chasseresses.

Au val qui se hausse et décline Elle passa, l'air furieux !

De loin, je la suivais des yeux.

Elle monta sur la colline.

C'est là que, s"adossant au tronc géant d'un arbre. Le parfait Adonis par Dédale sculpté.

Érige la blancheur de sa jeune beauté Et lève dans le jour une rose de marbre.

Et c'est là que, menant le chœur aux belles hanches, Des Charités, Cypris e>i un deuil étoile Pleure encore l'amant de qui le sang mêlé Au sang divin a fait rouges les roses blanches!

-cS

Soudain Phèdre, une roche aiguë entre les doigts. Court à l'image, et la frappant: « Déesse, vois! Ton Adonis, ton cœur, on l'outrage, on le tue Pour la seconde fois. »

Je m'élançai, mais la statue,

Lourdement s'était abattue Sur Phèdre hélas î et, dans le ravin plus creusé

Par la chute meurtrière.

Ce n'était plus dans la ronce et la pierre Qu'un monceau de chair blême et de marbre brisé

Horicur! hélas! horreur!

Les lamentations funèbres sont tout à fait proches. PIRITHoiJS

Et voici qu'on apporte Kn un linceul de tieurs la déplorable morte.

C'est tout à fait la nuit. Entre des torches de fin résineuses, sur un lit de branches, Phidre est éteuJtu, couverte de roses blanches. On ne lui voit que le visage et les bras saignants, aux mains pâles qui pendent. Ce sont les chasseurs des monts qui la portent. Devant elle, les petites vierges chasseresses; derrière elle, le cortège sauvage des homutes errants et de femmes errantes de l'ile, restes des troupes de brigands vaincus par Thesee Et l'hnrpalyce ne doit rien avoir de précis, de régulier, malgré le rythme funèbre. R est fait cufsi de cris épars et discords.

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