LES JEUNES MATELOTS
Oh! les suivre! Oh! là-bas vivre des jours nouveaux Dans la douceur...
P I R I T H G ii s
Moulé sur les roches, terrible
Je fends le front d'un coup de glaive Au premier qui fait un pas vers la grève.
Quelques- uns des matelots veulent s'éloigner vers la mer, Pirithoûs parle aux guerriers.
Liez ces insensés aux mâts de leurs vaisseaux
i6 Ariane
LES SIRENES
Très au loin, entendues à peine, petuiant que, tristement, les jeunes matelots qu'on entraîne tendent les bras vers elles
En des îles enchanteresses,
Sur des écueils de coraux, Il est pour les jeunes héros
Des lits d'ombre et de caresses.
('ff «c volt piiii les jeune! matelots liés aux agrès de la nef, ni Its gueiriers, ni mime Piriihoûs qui surirille entre les roches l'exécution de ses ordres. On n'entend que le chant de plus en plus atténué, de plus en plus mystérieux, des sirènes. Il s'éteint. Alors, du fond du tlxdtre s'élève une plainte douloureuse comme de quelqu'un qui souffre en marchant, en se traînant, et lentement apparaît Ariane qui descend entre les arbres fracassés par la foudre, et les fondrières, parmi les ronces, en pâles vêtements de nuit, déchevelée, les pieds nm ; elle descend, elle se soutient à peine.
Qui halète doucement
O frôle corps, trop faible, hélas! pour tant d'amour! Mon vain effort succombe au devoir que je porte...
Elle est plus proche.
Tout me fait peur, ces rocs, la mer qui rôde autour, Le vent! tout me fait mal...
Elle traverse un buisson flr.uri.
Les fleurs même. N'importe!
Il faut qu'avant le jour J'atteigne la fatale porte.
Un fléchissant, tant elle est faible et lasse, elle va vers le portail de bronze, grin-pe péniblement aux roches écroulées, ouvre la paru, d'une clef qti'elle avait dans son vêtement, ne lire qu'à demi l'un des lourds battants^ le laisse contre, s'écrie .
Enfin!
^lle revient, chancelante.
Déjà sans doute, il traverse la nuit