‹ ArianeChapitre 8 sur 60 · Acte premier · texte numérisé non relu

Acte premier

Depuis, dans le palais, au val d'ombre couvert. Je t'appelle, comme un oiseau de nuit qui crie!

En caressant Ariane '.

Que fais-tu dans ce lieu farouche et foudroyé, O ma sœur de berceau, plus proche et préférée. Quand pleurent sur le seuil, Minos, tête sacrée. Et notre mère au cœur affreux, Pasiphaé:

Très tcv.ibe aussi

Sœur qui m'aimes et que j'aime, Pardonne-moi d'avoir fui; Tu m'es plus chère que moi-même Mais pas autant que lui

Phèdre l'interroge du regard. Ariane, soudainement

Tu sauras tout.

Un peu à l'écart :

Avec tes compagnes guerrières Orgueilleuses du sang qui rougit leurs bras nus. Tu chassais l'ours des monts et le lynx des clairières

Quand ceux d'Athènes sont venus.

Ils apportaient leur vie aux cruels que nous sommes Et celui que je vis tout d'abord au milieu Des autres jeunes hommes Était plus beau qu'un jeune Dieu,

La hne grâce de sa force

Dans une armure, étroite écorce

D'or et de fer, Enchantait mon timide rêve

Avec l'air

Svclic et fier D'un pin sauvage qui s'élève!

Et le regard féroce un peu De sa prunelle d'acier bleu Semblait la caresse d'un glaive.

Avant qu'il eût souri tout mon cœur l'adorait Et déjà, pour toujours, à cause D'un doux cfFroi qui m'attirait, Je me sentais une humble chose Dont il ferait ce qu'il voudrait.

PHÈDRE

Avec une pitié non sans mépris

Très infortunée D'aimer à ce point L'homme qui doit mourir sous la Bète acharnée

ARIANE Dam mit explosion de Joie et d'orgueil

Il ne mourra point!

Il a reçu de moi pour triompher sans crainte Le fil qui conduit Dans le Labyrinthe Plein d'inextricable nuit!

PHÈDRE

Épouvantée et dun

^uoil tu livras le secret!

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