Acte premier
Depuis, dans le palais, au val d'ombre couvert. Je t'appelle, comme un oiseau de nuit qui crie!
En caressant Ariane '.
Que fais-tu dans ce lieu farouche et foudroyé, O ma sœur de berceau, plus proche et préférée. Quand pleurent sur le seuil, Minos, tête sacrée. Et notre mère au cœur affreux, Pasiphaé:
Très tcv.ibe aussi
Sœur qui m'aimes et que j'aime, Pardonne-moi d'avoir fui; Tu m'es plus chère que moi-même Mais pas autant que lui
Phèdre l'interroge du regard. Ariane, soudainement
Tu sauras tout.
Un peu à l'écart :
Avec tes compagnes guerrières Orgueilleuses du sang qui rougit leurs bras nus. Tu chassais l'ours des monts et le lynx des clairières
Quand ceux d'Athènes sont venus.
Ils apportaient leur vie aux cruels que nous sommes Et celui que je vis tout d'abord au milieu Des autres jeunes hommes Était plus beau qu'un jeune Dieu,
La hne grâce de sa force
Dans une armure, étroite écorce
D'or et de fer, Enchantait mon timide rêve
Avec l'air
Svclic et fier D'un pin sauvage qui s'élève!
Et le regard féroce un peu De sa prunelle d'acier bleu Semblait la caresse d'un glaive.
Avant qu'il eût souri tout mon cœur l'adorait Et déjà, pour toujours, à cause D'un doux cfFroi qui m'attirait, Je me sentais une humble chose Dont il ferait ce qu'il voudrait.
PHÈDRE
Avec une pitié non sans mépris
Très infortunée D'aimer à ce point L'homme qui doit mourir sous la Bète acharnée
ARIANE Dam mit explosion de Joie et d'orgueil
Il ne mourra point!
Il a reçu de moi pour triompher sans crainte Le fil qui conduit Dans le Labyrinthe Plein d'inextricable nuit!
PHÈDRE
Épouvantée et dun
^uoil tu livras le secret!