‹ Ariel esclaveChapitre 37 sur 82 · LES LÈVRES · texte numérisé non relu

LES LÈVRES

Elles sont douces comme des roses à caresser,

Et chaque mouvement leur confère un magique empire

Elles s'écartent et font naître le sourire,

Et puis, s'unissant, font éclater le baiser.

Ravissante union î Toute la douceur de la vie Est dans ce mariage où d'un léger palpitement Sort un miracle où la sagesse et la folie Se fondent dans un même enchflntemenl.

Tendresse, hélas ! des chères lèvres féminines

Où gémirent l'extase et les plaintes câlines.

Et parfois les sanglots, sourds et déchirés, de l'adieu,

Et qui crièrent sous des lèvres de poète

D'où se dardaient, avec le verbe pris aux dieux,

Une foudre enivrée et la caressante tempête !

l'ombre des couples 89

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