LES SEINS
Ils sont comme la mer qui monte et qui descend
En des blancheurs de lune et des soleils de roses.
Un flot secret les gonfle, et les offre et les tend
Comme un fruit, pour qu'un jour de petites lèvres s'y posent.
Mais d'abord, des baisers, des soupirs, des orages,
D'une bouche de feu viendront les parcourir,
Et ce sera l'amour avec toutes ses rages,
Si douces qu'on voudrait à jamais pouvoir en souffrir.
Parfois, dans l'ombre lasse, une ardente et mâle figure Sur eux s'endormira, bercée en leur murmure Où l'on entend le paradis profond chanter,
qO ARIEL ESCLAVE
Chanter sous les boutons, pris à l'Eden, qui se soulèYcnt, Palpitants en sentant sous leurs fleurs palpiter La source de la vie et la houle du rêve.
l'ombre des couples 91