MYRIADES D'AILES
Mes mains, mes lèvres, mes baisers
Les font éclore en myriades dans ta chair,
Partout, comme des vols d'éclairs,
Gomme une explosion de lys blancs et stellaires
Sous la bouche en ardeur d'un soleil embrasé, —
D'un grand soleil intérieur
Qui, tout fiévreux, se consumant en mol.
Se darde pour t'étreindre et s'envoler en toi
Et pour s'y fondre en fécondations, vainqueur.
Mais lorsqu'un coup d'ivresse où nos deux chairs se mêlent Se rue en astres inconnus,
Gomme un ouragan rouge et bleu d'âmes et d'ailes Qui cinglent nos désirs à vif, nos nerfs tendus,
If
Nous précipitent au vertige où tout chancelle, Et nous abattent comme ceux qui ne sont plus,
Néant î . . .
Toujours ainsi tombent les âmes et les ailes.
LES AILES DE LA NUIT d'aMOLR 12 0