‹ Aristide froissartChapitre 40 sur 79 · IL A RECOURS AUX GRANDS MOYENS · texte numérisé non relu

IL A RECOURS AUX GRANDS MOYENS

Après d'inutiles demandes à son pire, Jean-Cascaret Froissart, il lui adressa une seconde page des fameux mémoires, espérant qu'elle produirait sur lui le même effet que la première. Il eut soin de répéter le titre :

Mémoires de mon père, Jean Froissart, accusateur public en 93.

C'est ainsi que s'ouvrait cette seconde révélation historique.

<( La première famille innocente que mon père, Jean Froissart, fit jeter dans les prisons de l'Abbaye, en 93, fut l'honorable maison du comte de... »

«C'est bien! » murmura le vieux Froissart; et il tira de son portefeuille quarante billets de mille francs.

Le lendemain, un vicaire de Saint-Thomasd'Aquin les remettait discrètement à .'Aristide, extraordinairement surpris du choix de l'intermédiaire. (( Est-ce que mon père deviendrait dévot? se dit-il, oii allons-nous? » La joie de toucher la somme énorme qu'il avait soutirée à son père l'empêcha de creuser la supposition et de voir par

conséquent tout ce qu'elle renfermait de grave

pour l'avenir.

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