‹ Aristide froissartChapitre 41 sur 79 · PREMIÈRE SOIRÉE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SOIRÉE

M. et M""' de Neuvilette et leur fille Adeline ne s'étaient pas quittes depuis leur entrevue avec Aristide, qui, poussant avec une ardeur toujours croissante la réalisation de son projet, était parvenu enfin à inaugurer sa première soirée. A neuf heures, les deux battants de la grande porte de l'iiôtel s'écartèrent, et une file de voitures circula dans la cour illuminée. Dès ce moment, ce fut un murmure perpétuel de voix criant :

« M. le marquis et M"'"^ la marquise de Cabesterre ! M. le comte et M"'* la comtesse de Fromenville! M. le baron de House-Muller de Muller-House ! M""^ la baronne de Radicofîani ! »

A ces noms illustres et sonores, la marquise de Neuvilette leva la tête et dit :

« Mais, Dieu me pardonne, monsieur le marquis, ce sont des gens de qualité, de très-haute qualité. »

A peine avait-elle exprimé son admiration, que la porte de la chambre s'ouvrit, et que Froissart, en habit à la française, suivi de quatre domestiques tenant des flambeaux d'argent dans leurs mains gantées, parut en disant :

M Aurai-je l'honneur de conduire au salon M"'^ la marquise de Neuvilette? on n'attend plus qu'elle Dour commencer la soirée. »

Tandis qu'il achevait sa phrase, un homme d'un air tout à fait respectable offrait le bras à Adeline, qui baissa la tête et accepta.

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