‹ Aristide froissartChapitre 9 sur 79 · CEPENDANT IL EN SORTIT ET VOICI COMMENT · texte numérisé non relu

CEPENDANT IL EN SORTIT ET VOICI COMMENT

Pendant les deux premiers mois de sa captivité, il se livra au travail le plus assidu. Jour et nuit il écrivait. Quand il eut à peu près écrit la valeur de deux volumes, il fit prier son père de passer au parloir de Sainte-Pélagie.

« Je sais que vous avez à vous plaindre de moi, dit-il, mais voilà un ouvrage dont le mérite me fera peut-être obtenir votre pardon et ma liberté.

— C'est de l'argent qu'il vous faut pour obtenir votre libertJ, s'écria le vieil accusateur public, et, certes, je ne vous en donnerai pas.

— Ce livre est de l'argent, et beaucoup d'argent, répliqua le fils. Je l'ai vendu trente mille francs à un libraire.

— Trente mille francs ! s'écria le vieux Froissart. Mais qu'est-ce donc?

— Emportez-en un fragment que vous lirez à loisir. Je ne puis vous en dire davantage. »

l8 ARISTIDE FRUJ:

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