LE MOUVEMENT
Le phénomène dominant de la nature est le mouvement. C’est donc là ce qu’il convient d'étudier en premier lieu.
Or cette question présente toute une série de difficultés. IL en est, comme on l'a vu plus haut, qui tiennent au concept du temps, au concept de l’espace, à celui de la matière. Et ce ne sont pas les seules. Considéré en luimême, le mouvement apparaît aussi comme une sorte d'énigme indéchiffrable. IL est moins que « l’acte complet », qui le termine; plus que la privation qui n’est qu'un non-être, plus aussi que la matière, puisque la matière, apte à devenir, ne devient pas encore. Le mouvement n’est ni totalement fini, ni totalement infini : de telle sorte que l’on ne sait où le classer parmi les déterminations de l’être 1. Aussi les anciens se sont-ils mé-