‹ Aristote (volume 2)Chapitre 14 sur 45 · LE CIEL · texte numérisé non relu

LE CIEL

L'univers est une sorte de poème, qui se fait tout seul sous l’éternelle influence de la pensée pure. Et ce poème est partiellement déchiffrable à notre humaine faiblesse !; nous pouvons dans une certaine mesure en discerner les éléments principaux et l'admirable dessein.

Grecs et barbares se sont toujours représenté le firmament comme incorruptible. C'est la raison pour laquelle ils en ont fait la demeure des dieux; il convenait, à leur sens, que les immortels eussent un palais immortel. Aussi leur a-t-il paru que la substance sidérale n’était point semblable aux corps que nous voyons ici-bas; ils ont toujours regardé le ciel comme formé d’une essence supérieure, à la fois plus subtile et inaltérable, qu'ils ont appelée du nom d'éther?. Vieille est la croyance en la réalité d’un cinquième corps qui se distingue spécifiquement des quatre autres, à savoir la terre, l’eau, l’air et le feu ; et cette croyance a son fondement dans les choses.

Si loin que l’on pousse ses recherches dans le passé, on

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