‹ Aristote (volume 2)Chapitre 16 sur 45 · Id., Ibid., B · texte numérisé non relu

Id., Ibid., B

Le monde cest sphérique, puisque, comme on vient de le voir, il est terminé par une sphère. Et cette sphère est parfaite. Ainsi le veut la loi du meilleur qui, dans le ciel, ne peut trouver d'obstacle à sa réalisation !. Ainsi le veut aussi la loi du plein. S'il existait la moindre irrégularité soit au dedans soit au dehors de la première sphère, elle constituerait un lieu qui n'aurait pas de corps : elle formerait un vide; et c est un principe démontré qu'il ne peut y en avoir.

Par là même, le monde est fini. Car une sphère dont la circonférence n'est nulle part, n’a plus ni rayons ni centre : ce n'est plus une sphère.

Le monde n’a pas de mouvement de translation. Car où irait-11? Et par quel milieu? puisqu'il n'existe rien en dehors de lui. Par quelle impulsion pourrait-il se déplacer en haut ou en bas, à droite ou à gauche, en avant ou en arrière? Les corps qui se meuvent de cette manière, sont tous ou pesants ou légers; et la première sphère du ciel, qui englobe et commande tout le reste, n’a ni pesanteur n1 légèreté : elle est impondérable?.

Le monde est éternel. Le ciel d'abord ne peut avoir de défaillance : point de variations dans la nature de l’éther, puisqu'elle est étrangère à la loi de l'opposition ?; point de variations non plus dans son mouvement, qui, va toujours du même au même“ avec une vitesse égale, sous l'influence essentiellement immuable de l'Acte pur. Le cicl

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