Id., Ibid., B
a toujours été; 1l sera toujours et tel qu'il est : 1l s'v conserve comme une vigueur de jeunesse qui ne se fatigue jamais'. Le monde terrestre n'a point la même fixité : c'est le domaine du changement, et par là même celui de la mort. Mais la mort y alterne avec la vie; et cette alternance n’a pas eu de commencement, elle n'aura pas de fin non plus?. Éternelle est la matière ; éternel aussi le mouvement oblique du soleil qui la fait passer de la puissance à l'acte, puis de l'acte à la puissance ÿ. Quand l'individu n'est plus immortel, la nature fait que l'espèce le devienne".
Parvenue à ce point, la métaphysique d'Aristote est une sorte de dualisme. Tout s'y ramène à deux principes : l’Acte pur ct la nature qui se meut elle-même sous l'influence de l'Acte pur. Ne peut-on pas aller plus loin dans le sens de l'unité? La métaphysique d'Aristote n'est-elle pas une espèce de monisme ?
D'abord, Aristote, comme Platon, va sans cesse du multiple à l'un : l'unité, voilà le but suprême qu'il se propose d'atteindre et vers lequel tendent tous ses cfforts. Il serait assez surprenant qu il se fût arrêté à la solution arbitraire d’après laquelle il y aurait deux principes, l'un et l'autre éternels et substanticellement distincts.
De plus, tout est vivant, d'après Aristote, depuis les astres qu'habitent d'immuables intelligences jusqu'aux grains de sable que balaye le vent 5: la nature contient
. AnisT., De cal., B, 1, 284*, 13-20.
. Id., Ibid., À, 10, 279", 20 et sqq.; 280, 21-27.
. Id., De gen. et corr., B, 10, 336*, 15 et sqq.
. 1d., Ibid., B, 10, 336", 27 et sqq.
. Id., De gen. an.,T, 11, 762*, 18-21 : yiverar ' êv yh nai Ev Vypui Ta Cox
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une âme qui s'y trouve partout répandue soit à l'état d'acte soit à l'état de puissance. Or cette âme cosmique
a le meilleur pour idéal : son but est de parvenir à l'acte pur; et son effort n'est pas vain. Elle va s’élevant de plus en plus, diminuant toujours davantage le domaine dela | puissance. L'être inorganique est déjà vivant de quelque manière !; la plante est un animal en formation? ; l’animal un nain par rapport à l'homme, où se trouve une première éclosion de la pensée qui se pense; les astres euxmêmes ne sont arrêtés que par l'imperfection de l'éther dans leur désir d'égaler l’Acte pur : tout marche vers la pensée de la pensée. N'est-elle donc pas le point du monde où l’âme de la nature réussit enfin à se délivrer totalement, à se conquérir elle-même? La chose est d'autant plus probable que, suivant les expressions réitérées d'Aristote, 1l y a du divin partout.
La « philosophie première » serait donc un animisme. pareil dans le fond à celui d'Anaxagore, de Socrate et de Platon, mais plus savant, plus précis et plus affinéÿ. Su ce point, comme à propos du finalisme, se révélerait l'unité de développement du génie grec.
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1. ARIST., Phys. ©, 1,250", 11-15 : … olov Lo, Tu oÙoa toïc sure ouvecte 2 mäatv. Ce texte fait partie. il est vrai, d'une phrase interrogative : mais Aristote se prononce, dans le texte précédent. pour la théorie qui s'y trouve exprimé *:
sd. Degen. an. T7, 757". 18-19, 94-27: Phys. B, 8, 199, 91€ © pruxni Ex Tri gutois Eventi TÔ Evexx tou, Rtrov CE Ciñshpetat.
à dé. Part. an. A. 10, 686", 2-3 : mivra yap Édtt tù Sa vavwër 3277 MSN Tor LPO RIVS dhid.. 686", 10-11, 20-23; Jbid., À. 12, 695*, 8-9.
\ li. Gen. an. M 2. 736%. 33 et sqq.: Eth. Nic. H, 14, 1133, 32 ‘ masta sopg scsi bye ti eïov: Part. an., À, 5. 645", 15 et sqq.
x Cionns Piar, Socrate. p. 202 «Collection des Grands Philosoph "©