AnIST., De an., À
, al Las OS D RS D Rd
elle ne peut être qu'un corps !. Or cette thèse, que l'on trouve dans tous les systèmes mécanistes, a fait son temps : elle est devenue de plus en plus insoutenable, au fur et à mesure que la psychologie à gagné en précision. La pensée proprement dite, la pensée telle qu’elle sort du v:55, n'a pas seulement l'unité de la grandeur : elle n'est pas seulement continue; elle est plutôt indivisible. Comment pourrait-elle donc n'ètre que la modalité d'un corps ?? On observe quelque chose d’approchant dans les formes inférieures de l’activité psychologique. L'imagination, le souvenir et même la sensation enveloppent un élément su2 generis qui ne ressemble ni aux phéno-
; mMmènes du feu ni à ceux de l'air : il s’y trouve toujours " Quelque trace de perception. Et la perception ne peut - dériver de l'étendue; l'on n’en fait ni des moitiés ni
des quarts, elle est tout entière ou n’est pas du tout3. De plus, les modes de l’âme ne demeurent pas à l’état d'éparpillement, comme les grains de poussière dont parlait Pythagore ; ils se ramènent à l’unité d'un même printipe. A chaque instant, je subis ou produis une foule de Phénomènes qui forment la trame de ma vic intérieure : je vois, je touche, je sens et j'entends: j'imagine et me SUviens, je pense, je raisonne, je veux et me meus Moi-même. Et tous ces phénomènes, je les englobe dans
ie même vue qui les pénètre plus ou moins de sa clarté.
Comment cette synthèse se produit-elle, si l’âme n’est Œu'une coordination d’atomes? comment puis-je percevoir le multiple, si je ne suis pas un ‘?
l. Ansr., Dean. A, 3, 406*, 27-30.