d., 1bid., ©, 3, 1156-1156; Ibid
f. Id, Ibid, ©, 4, 1156», 7-12; Jbid., 5, 1157", 20-21 ; Ibid, 8, 1458, 6-11; 1bid,, 9, 1159", 33-35, 1159v, 1-12.
5. 1d., Ibid, 1, 9, 1170*, 25-33, 170%, 1-19 : ce passage est la psychologie de cette parole de M=* de Sévigné : « J'ai mal à votre poitrine »; Zbid., 6,4, 1156v, 1418; Jbid., 5, 1156", 83-35, 11579, 1-6.
LES ACTIONS HUMAINES
quand elle s'est formée, la séparation tend à l'affs elle peut même la ruiner avec le temps!. Infimes sont d’ailleurs les groupes qu'elle constitue : forte, comme l'amour, elle a, comme lui, la dualité pour idéal?.
Quelle que soit la nature de l'amitié, elle suppose toujours, aussi bien que la justice, une certaine égalité mathématique*; et cette égalité revêt les deux formes que l'on connaît déjà. Elle se traduit par une proportion arithmétique, quand il s’agit de personnes qui ont à peu près le mème degré de vertu, la même fortune et le même rang. Elle se traduit par une proportion géométrique, lorsqu'il existe ou qu'il se produit une différence appréciable sur l’un quelconque de ces points #. Dans ce cas, l’inférieur rétablit l'équilibre par l'intensité de son affection, l'estime et la gratitude 5; mais parfois l'intervalle est si grand que toute analogie devient impossible, et par là même toute amitié : ainsi des dieux à l'égard de l’homme, ainsi des rois à l'égard de leurs plus infimes sujets, des sages à l'égard du vulgaire © et du maître à l'endroit de l'esclave ?.
Toutefois, les extrêmes entre lesquels se meut l'amitié gardent quelque chose d'un peu flottant. « L'isarithmie »