‹ Aristote (volume 2)Chapitre 42 sur 45 · LA CITÉ · texte numérisé non relu

LA CITÉ

La famille se développe en bourgades ?; et les bourgades, à leur tour, se groupent sous forme de cité 5. Pourquoi ce dernier mode d'association ?

Le but de la cité n’est pas la conquête; sur ce point capital, les Crétois et les Lacédémoniens se sont trompés. Ontre qu'il vaut mieux commander à des personnes libres qu'à des vaincus #, il existe un droit des gens, au moins

1. 11 est certain que nous n'avons pas le plan primitif de la Politique d’Aristote. Les livres VII et VIII font suite au livre III. Ainsi semble le vouloir l’ordre naturel des questions. De plus, le livre JT se termine par cette phrase inachevée : àävayan dn tov pélovta mepi aûte [noluteiac tie &plornç] roumoacôat tv rposixouaay oxéiv. La mème phrase est reprise en partie et achevée au commencement du livre VIL : nepi nolitsias aplornç tov pélhovta xotnoacar vhv mpocñxoucav Ehenatv évéyen dtopionchar npwtov tÉc alpetwTatos Bios. Certains passages du livre IV (1289*, 30; 1290" 1-2; 1293», 1-3), où l'on parle de l'aristocratie comme d'un sujet déjà traité, supposent également l'antériorité des livres VIL et VIIT. On discute, en second lieu, la question de savoir s'il faut intervertir les livres V et VI. On remarque en troisième lieu, dans la Politique d’Aristote, des altéralions et des lacunes assez nombreuses. — Il estinutile, croyons-nous, de nous étendre sur ces questions de critique philologique ; elles sont traitées de main de maître el avec un luxe exceptionnel d'érudition par Édouard Zeller (ouvr. cil., II, 2, 672-678, n.2).

2. AnisT., Polit., À, 2, 1252», 15-16 : h © Ex ndetôvov olxiüv xotvovIa TPUTN XPfoeuwc Évexev ph Épnuépou xoun.

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