d., Ibid., A, 11, 1295v
8. Id. Jbid., D, 7, 1286, 2-31; Ibid. 9, 1280, 10-27 et ag. : À s'agit des femmes de Sparte dont l'histoire est résumée plus haut.
LES ACTIONS HUMAINES
les hommes aucune bienveillance efficace !. Que
nent d’ailleurs, dans l'hypothèse de Socrate, les lois naturelles qui président à la vie de famille? D'après sa doctrine, on ne connaît ni son père, ni sa mère, ni ses frères, ni ses sœurs. On aura donc fatalement des rapports Le illicites avec eux. On se trouvera sans le savoir de Les injurier, de les frapper, d'entretenir avec les siens des amours incestueux : autant de violations de ces préceptes non écrits, qu'aucune convention humaine ne saurait abolir?.
« La politique de Socrate est spécieuse et d'aspect philanthropique. L'auditeur l’accueille avec plaisir, dans la pensée qu'elle peut inspirer à l'homme un amour incroyable pour ses pareils » #. Mais, en réalité, c'est au résultat contraire qu'elle aboutit : elle détruit l'ordre social, précisément parce qu'elle nie celui de la famille. Et ce mal universel, elle le produit sans aucune compensation, au profit d’un postulat insoutenable. L'idée maitresse dont s'inspire Platon, c'est celle de l'unité. Or cette idée le trompe en politique, non moins qu’en métaphysique. La société est essentiellement une pluralité; et cette pluralité ne se compose pas d'éléments identiques : il y faut des chefs, des juges, des soldats, des agriculteurs, des artisans. La société est essentiellement une pluralité hétérogène; par là même son unité ne peut être que relative, analogue à celle d'une harmonie #,
Ces considérations d’Aristote sur la famille révèlent avant tout un sens profond des conditions pratiques de
1. Auisr., Polit., B, 4, 1262", 7-24; Ibid, 3, 12019, 32-99, 1262, 1-14 2, 1d., Hbid., 4, 1262*, 24-40.