‹ AristoteChapitre 103 sur 304 · t/., Ibid., A, 3, 270% b-d; Meteor., A · texte numérisé non relu

t/., Ibid., A, 3, 270% b-d; Meteor., A

constate toujours que l'ambiance, la forme et le cours des astres n'ont jamais subi de changements : le spectacle que nous offre le ciel ne varie pas. Or il prendrait une autre apparence, s'il était, comme notre terre, le théâtre de lanaissance et de la mort. Il est facile aussi d'observer qu'aucun des corps simples de la zone terrestre ne peut servir à constituer le firmament. Évidemment, il n'est formé ni d'une masse de terre ni d'une masse d'eau. Et l'on ne conçoit pas non plus qu'il soit fait d'une nappe de feu ou d'air. Si les astres et l'espace qui les sépare étaient ignés, il y a longtemps que les autres éléments auraient disparu dans un embrasement universel. D'autre part, l'air n'est pas en quantité suffisante pour remplir le dôme bleu qui se déploie au-dessus de nos têtes : imaginons que toute l'eau qui forme la ceinture de la terre se change en air et que tout l'air à son tour se change en feu; qu'est-ce que le volume ainsi obtenu comparativement à l'immensité et à la profondeur de la voûte céleste *? Il faut donc que la substance sidérale soit d'une nature à part.

On peut démontrer de plus que cette substance demeure éternellement étrangère à toute corruption. Mue par le premier moteur, dont l'action est invariable, elle ne va pas de droite à gauche, puis de gauche à droite; le sens de sa rotation est unique ^ : c'est une sphère qui se rend toujours du même point au même point ^. Elle ne passe donc pas, elle ne peut passer du contraire au contraire;

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