Arist., 3/c^eor., A
2. Id., De cœL, B, 6, 288% 3i et sqq. : to [aèv yàp xivou|xevov SéSeixxai Ôti xotùTOv xaîaTrXoOv xai àyévYiToyxat àçOapxov xal ô)wç à(JLtià6),YiT0v, to ôè xivoOv TToXù {xà)>).ov eûXoyov etva; toioOtov.
3. /(/., Ibid., A, 9, 279", 2-3 : toO ht xijx).<i) (7(o{j.aTo; ô aÙTÔ; totto; Ô8ev TÎp^aTo xaî elç ôv TeXeuTâ.
i26 ARISTOTE.
et, par suite, elle n'est susceptible ni de naissance ni de mort. Rien n'y commence, rien n'y finit; rien n'y augmente, rien n'y diminue : elle reste toujours identique dans son indéfectible mouvement, le plus semblable possible à l'Acte pur dont elle subit immédiatement la victorieuse influence ^ .
L'éther existe donc. Et sa masse ne renferme aucun intervalle, puisqu'il n'y a pas de vide : toutes les parties qui le composent sont ou continues ou contiguës.
De plus, il se scinde en un certain nombre de sphères où les astres sont enchâssés comme des rubis et dont la vitesse est d'autant plus grande que l'on s'éloigne davantage de leur centre commun. Ainsi l'exige la nature du mouvement diurne. La terre étant immobile, il faut que les astres fassent tous une révolution complète en vingtquatre heures ; et ce n'est point ce qui se produirait, s'ils étaient libres. Ce n'est pas non plus ce qui se produirait^ si les sphères elles-mêmes, tout en entraînant les corps célestes, avaient une rotation également rapide. Dans l'un et l'autre cas, les astres les plus éloignés mettraient plus de temps à revenir au même point que les plus proches - ; et les données de l'expérience quotidienne n'auraient pas satisfaction.
En outre, si les astres se mouvaient d'eux-mêmes à travers l'océan de l'éther, s'ils n'étaient fixés dans leurs cercles comme le mât d'un navire dans sa carène, le bruit, de leur parcours se propagerait jusqu'à nous : et il ne nous arriverait pas sous forme d'harmonie, suivant le beau
1. AinsT., De cœL, A, 3, 270», 11-22; Ibid., A, y, 2'Ar\ 25 elsqq.; Ihid., H,. 12, 2y2^ 17-25.