‹ AristoteChapitre 115 sur 304 · Id., lOid., B, 10, 336% 27 et sqq · texte numérisé non relu

Id., lOid., B, 10, 336% 27 et sqq

b. Id., De gen. an., T, 11, 762*, lS-21 ryivtTïi o' èv yy) xaî êv ûypfô ta Çûa

une âme qui s'y trouve partout répandue soit à l'état d'acte soit à l'état de puissance. Or cette âme cosmique a le meilleur pour idéal : son but est de parvenir à l'acte pur; et son effort n'est pas vain. Elle va s'élevant de plus en plus, diminuant toujours davantage le domaine de la puissance. L'être inorganique est déjà vivant de quelque manière 1 ; la plante est un animal en formation 2; l'animal un nain par rapport à l'homme 3, où se trouve une première éclosion de la pensée qui se pense ; les astres euxmêmes ne sont arrêtés que par l'imperfection de l'éther dans leur désir d'égaler l'Acte pur : tout marche vers la pensée de la pensée. N'est-elle donc pas le point du monde où l'âme de la nature réussit enfin à se délivrer totalement, à se conquérir elle-même? La chose est d'autant plus probable que, suivant les expressions réitérées d'Aristote, il y a du divin partout^.

La « philosophie première » serait donc un animisme, pareil dans le fond à celui d'Anaxagore, de Socrate et de Platon, mais plus savant, plus précis et plus affiné^. Sur ce point, comme à propos du finalisme, se révélerait l'unité de développement du génie grec.

xalTàçutà Siàrô èv yri jjiàv îiowp uTcapyeiv, èv 5' uSaxi irvcOjxa, èvôà toutcj) iravxl OepfxotyiTa \|;u)riy.T)v, waxe TpÔTrov xivà Tiâvra ^\>yYiQ sîvai v:).y\ç-f\.

1. AuiST., Phys., (■), 1, 250**, lt-15 : . . , olov Cfori xiç ouaaToï; çûaei (ruvedTwcri Trâfftv. Ce texte l'ait partie, il est vrai, d'une phrase interrogalive; mais Arislole se prononce, dans le texte précédent, pour la théorie qui s'y trouve exprimée:

2. Id., De gen. an., r, 7, 757", 18-19, 24-27; Phys., B, 8, 199", 9-10 : Iti xal èv ToT; cputoï; evcTti t6 ëvsxâ tou, -JiTTov ôs ôtrjpOpcDtai.

3. Id., Part, an.. A, 10, 686", 2-3 : TcàvTa yap èart xà Çfoa vavtoôy] xàXXa Tiapà xôv àvOpwTïov ; Ibid., 68G", 10-tl, 20-23; Ibid., A, 12, 695», 8-9.

4. Id., Gen. an., IJ. 3, 736^ 33 et sqq.; Eth. Nie, II, 14, 1153", 32 : •rcàvxa yàp cpûcrei éyei xi Oeîov; Part, an., A, 5, 645*, 15 et sqq.

5. Clodius Put, Socrate, p. 202 (Collection des Grands Philosophes),

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