Id., Ibid., A
7. Id.,Ibid.,\, 2, 404*, 20-25; 404^ 16-30; /ôic/.. A, 3, 406^ 25 et sqq.
sans être elle-même en mouvement ^ , ils ont abouti dans leurs recherches à deux conceptions principales de l'âme: la première d'après laquelle son essence est d'être en mouvement, c'est ce qu'enseignaient Leucippe et Démocrite ^ ; la seconde d'après laquelle l'essence de l'âme est de se mouvoir elle-même, tel était le sentiment de Platon et des Platoniciens ^.
Ces deux conceptions sont l'une et l'autre entachées d'erreurs.
Il y a quatre espèces de mouvements : la translation, l'altération, la diminution et l'accroissement; et c'est dans l'espace que tous ces mouvements s'accomplissent. Si donc le propre de l'âme consiste à se mouvoir de l'un quelconque d'entre eux, il faut aussi qu'elle soit dans l'espace ; il faut qu'elle y soit par elle-même, non par accident : ce qui semble tout à fait contraire aux données de l'expérience intime. L'âme n'est pas dans l'espace à la manière d'un corps ; elle n'y est pas en vertu de son essence : elle ne s'y trouve que grâce à l'organisme dont elle a pris possession, comme « la blancheur ou la dimension de trois coudées » *. En outre, supposé que le propre de l'âme soit de se mouvoir, quel est son mouvement ? Si elle va vers le haut, c'est du feu ; si elle va vers le bas, c'est de la terre; si elle oscille entre ces deux extrêmes, c'est de l'air ou de l'eau : dans tous les cas,
1. Arist., De an.. A, 2, 403", 29-31 : olviOevre; ôè tô [xr; xivoO(Aevov aÙTÔ jAr; èvC£-/srr6ai xiveîv ëtepov, twv y.ivou[jL£vwv ti Tr,v ^'y^^TQv U7r£).a6c.v etvai.
2. Id., Ihid., A, 2, -iOJ", 31 et sqq.; Ibid., A, 2, 405*, 7-13 : xivetTat xe xal xivet xà à),)>a 7rpo)Xw;. . .
3. /{/., Ibid., A, 2, 404% 20-25 : inl xaùtb ôè çépovxai xal 6aoi ^éyoudi t9iv ^'UX^"^*^^ °''JTo xivoOv... ; Plat., P/ixdr., XXIV, 25-26.