‹ AristoteChapitre 13 sur 304 · Id., De cœl., A, 7, 275*», 29 et sqq · texte numérisé non relu

Id., De cœl., A, 7, 275*», 29 et sqq

3. Id., De gêner, et corrup.. A, 8, 326", 29-34. 4- Id.jibid., A, 8. 325^ 34 et sqq.

encore, du moment qu'elle est étendue. Les atomistes se mettent en conflit avec les Mathématiques ^ .

En outre, leur doctrine, bien qu'inspirée par le besoin d'expliquer le mouvement, ne rend compte pourtant ni des formes qu'il revêt, ni de ses conditions, ni de son existence elle-même. Il n'y a, d'après eux, que des agrégations et des séparations : tout changement, si profond et si durable qu'on le suppose, est purement quantitatif. L'expérience ne s'accommode pas d'une semblable interprétation.

Un corps qui passe du noir au blanc, ou du sec à l'humide, acquiert une qualité nouvelle; il en est de même du bloc de marbre qui devient une statue. Au moins fautil convenir que l'âme est quelque chose de plus qu'un agglomérat d'atomes : la mémoire, la science et le vouloir sont des modes indivisibles et demandent par là même un sujet qui le soit aussi 2. De plus, les atomistes ne démontrent qu'en apparence la possibilité du mouvement. A côté du plein, ils introduisent le vide, qu'ils appellent le non-être. Mais ou bien ce vide n'est absolument rien ; et alors il ne peut servir de milieu au mouvement. Ou bien il est quelque chose ; et alors on passe de la théorie du vide partiel à celle du continu 3. On peut même dire que les abdérites suppriment toute possibilité de mouvement. Chaque mouvement suppose un

1. Arist., De cœl, F, 4, 303», 20-25; De gêner, et corrup., A, 8, 326% 24-29.

2. Id., De gêner, et corrup.. A, 2, 317°, 17-27; B, 6, 334", 9-14 : (Îtotiov hï xal el T) <Vux^ ^^ "^^^ cToiyecwv ^ ëv ti aùxôiv. Ce dernier texte est dirigé contre Empédocle; mais la pensée qu'il contient ne fait que commenter le premier, qui porte directement contre Démocrite.

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